«Coco», «Bambi», «Le Tombeau des lucioles»... Ces films d'animation qui font chialer

SNIFF Vous avez préparé les lunettes 3D, le sachet de pop-corn et le paquet de mouchoirs, toujours important le paquet de mouchoirs avec les films Pixar, Disney ou Ghibli…

V. J.

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«Coco», le nouveau film Pixar pour pleurer toutes les larmes de son corps
«Coco», le nouveau film Pixar pour pleurer toutes les larmes de son corps — Disney-Pixar

Si Coco, le nouveau Pixar en salles mercredi, veut vous faire chanter et danser, il va surtout vous faire pleurer, à en croire les réactions des premiers spectateurs. Ce n’est plus vraiment une surprise de la part du studio à la lampe, qui a fait de ce cocktail unique d’émotions sa marque de fabrique de film en film, de Toy Story à Wall-E, le mettant littéralement en scène dans Vice-Versa. Disney, Ghibli et d’autres ont prouvé depuis longtemps que les dessins animés n’étaient pas que pour les enfants, qu’ils pouvaient autant faire rire que pleurer. Voire pour certains bien chialer sa race.

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  • Bambi

Le trauma originel. C’était en 1942, et la mort de la mère de Bambi hante depuis l’imaginaire de plusieurs générations. Une mort hors champ, avec ce coup de feu qui retentit, l’attente et l’absence, puis un « elle ne sera plus jamais auprès de toi » du Grand Prince. En quelques secondes, le petit faon Bambi entre brutalement dans l’âge adulte, et les jeunes spectateurs un peu aussi, de manière indirecte, cathartique. C’est le propre des contes de fées, et donc des films Disney, qui tueront également la mère du Bossu de Notre-Dame, celle de Rox et bien sûr Mufasa, le père de Simba dans Le Roi Lion.

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  • Là-haut

Un petit vieux, un scout toujours et une maison emportée par des ballons, trop drôle ! Sauf que les dix premières minutes de Là-Haut sont consacrées à la vie de Carl, son désir d’aventure, sa rencontre avec Ellie, leur mariage, leur rêve d’Amérique du Sud, leur impossibilité d’avoir un enfant, sa maladie à elle… et à sa mort. Bim ! Personne n’était prêt, ni les petits, ni les grands, et tout le monde s’est donc pris un uppercut émotionnel, en aucun cas gratuit puisqu’il donne tout leur sens aux aventures du film.

Toy Story réussira le même tour de force dans son troisième épisode, lorsque pendant un quart de seconde, le spectateur croit dur comme fer que Woody, Buzz et compagnie vont mourir, avalés par les flammes, alors que bon, hein, ce sont des jouets. Et si vous avez réussi à retenir vos larmes, elles couleront à coup sûr lors du final, où l’enfant devenu adulte, Andy, décide de se séparer de ses jouets adorés. Un mouchoir ?

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  • Charlie, mon héros

C’est l’histoire d’un chien qui meurt. Voilà. Charlie est un berger allemand qui vit de trafics dans la Nouvelle Orléans des années 1930, et qui est trahi et tué par son partner in crime, le pitbull Cracasse. Comme tous les chiens, Charlie va au paradis, mais vole sa montre de vie pour pouvoir revenir sur Terre et se venger, avec l’aide de son meilleur ami, le teckel Gratouille, et de la jeune orpheline, Anne-Marie. De son sujet à son univers en passant par ses personnages et son ton, Charlie, mon héros est empreint d’une étrange tristesse, entre spleen et résilience, qui fait de son auteur Don Bluth, un réalisateur de dessins animés pas comme les autres, avec également Fievel et Anastasia.

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  • Le Tombeau des Lucioles

Les dessins animés, ce n’est pas que pour les enfants. La preuve ultime avec Le Tombeau des lucioles, adaptation d’un roman semi-autobiographique d’Akiyuki Nosaka par le studio Ghibli et le cinéaste Isao Takahata. Avec un réalisme, une empathie et une poésie de tous les instants, ce chef-d’œuvre de l’animation ne nous épargne rien du destin tragique de Seita et sa petite sœur Setsuko dans l’enfer de la Seconde guerre mondiale.

La lente mort de Setsuko faute de nourriture reste l’un des moments les plus durs et les plus tristes de toute l’histoire du cinéma, live ou animé, et à jamais symbolisé par cette petite boîte de bonbons. Rien que de l’écrire, les yeux se brouillent, les larmes montent. Le film fête d’ailleurs ses 20 ans cette année et ressort en édition collector chez Kazé.

Et vous, quel film d’animation vous a fait pleurer toutes les larmes de votre corps ?