VIDEO. «Coco»: Une «ode à la vie» où les morts n’ont «rien d’effrayant» selon Pixar

ANIMATION Pour « Coco », le Pixar de Noël, les animateurs ont mis un point d’honneur à ce que les héros squelettiques ne fassent pas peur…

Caroline Vié et Émilie Petit

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Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina
Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina — Pixar/Disney
  • « Coco » envoie Miguel, son jeune héros, visiter le Pays des Morts.
  • Les animateurs de Pixar ont créé une galerie de squelettes sympathiques.
  • Ils ont veillé à ce que le film n’angoisse ni les enfants ni leurs parents.

Miguel, le jeune héros de Coco est projeté au pays des morts où il retrouve ses proches défunts en forme de joyeux squelettes. Rien de morbide pour autant dans ces aventures musicales signées  Lee Unkrich et Adrian Molina. Leur film célèbre au contraire la famille avec une belle énergie !

Une ode la vie

« L’histoire de Coco est une ode à la vie où les morts n’ont rien d’effrayant », raconte Lee Unkrich à 20 Minutes. Ceux que rencontre Miguel ne sont pas menaçants car les animateurs ont tenu à les rendre charmants. Pour ce faire, Unkrich et Molina ont commencé par s’inspirer de véritables squelettes. « Nous avons étudié l’anatomie, précise Lee Unkrich, puis nous avons regardé comment d’autres créateurs avaient abordé le sujet ! » Comme en témoigne la vidéo ci-dessous, les réalisateurs de Coco n’ont pas été les premiers à jouer avec les os.

EMISSION CINE

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Des yeux expressifs

« Nous avons décidé que nos squelettes devaient avoir des yeux pour exprimer leurs sentiments », explique Lee Unkrich. Hector, le musicien avec lequel copine Miguel, se révèle particulièrement expressif. « Le visage de l’enfant maquillé comme pour le Dia de los muertos devait être suffisamment proche de celui de son copain squelette pour que les habitants du Pays des Morts croient que Miguel fait partie de leur communauté », souligne Lee Unkrich. Les formes rondes de visages, inspirés des looks des parades de ce jour de fête, rendent les personnages sympathiques car les défunts ont aussi gardé les caractéristiques qui les définissaient de leur vivant.

Osselets grandeur nature

« Les squelettes peuvent jouer avec leurs os, insiste Lee Unkrich. Ils sont assez proches des humains pour qu’on s’identifie à eux tout en permettant des gags comme d’enlever son bras pour taper sur un ennemi. » La mobilité des visages aux crânes tout en rondeur désamorce le côté inquiétant que pourraient avoir les morts. « Au Mexique, il est considéré comme normal qu’ils viennent visiter les vivants de façon festive, précise le cinéaste : c’est l’un des moteurs du film. » Un soin particulier a été apporté à leur apparence pour ne pas dérouter les enfants et effrayer leurs parents. « Ce sont surtout ces derniers qu’il fallait rassurer », s’amuse Lee Unkrich.

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La mémoire pour tous

Les seconds rôles du film, rappelant des personnalités mexicaines décédées comme la peintre Frida Kahlo ou le catcheur El Santo, sont aussi générateurs de gags tout en rendant hommage aux figures emblématiques de la culture locale. « Coco invite à se souvenir des disparus, qu’ils fassent partie de la culture populaire ou soient des membres de la famille. Les valeurs que défend le film sont universelles, ce sont celles de la mémoire », martèle Lee Unkrich. C’est ce qui rend puissantes les émotions, rire et larmes, distillées par cette belle histoire.

@pixar made another amazing movie - A must see!!! #coco #pixar

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