VIDEO. « Ernest et Célestine en hiver »: Quatre courts en attendant le prochain long métrage

ANIMATION Pour les quatre contes d'« Ernest et Célestine en hiver », le producteur Didier Brunner a retrouvé la magie du long-métrage…

Caroline Vié
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Ernest et Célestine en hiver de Julien Cheng et Jean-Christophe Roger
Ernest et Célestine en hiver de Julien Cheng et Jean-Christophe Roger — KMBO
  • « Ernest et Célestine en hiver » propose quatre contes mettant en scène l’ours et la souris inspirés par l’œuvre de Gabrielle Vincent.
  • D’abord conçus pour la télévision, ces films très soignés enchantent sur grand écran.
  • Leur producteur Didier Brunner entend faire partager sa passion pour l’animation.

On s’en souvient encore : en 2012, Ernest et Célestine de Benjamin Renner enchantait les enfants et leurs parents. Ernest et Célestine en hiver de Julien Cheng et Jean-Christophe Roger renoue avec l’univers magique de Gabrielle Vincent pour des contes dans l’esprit de Noël à déguster dès 3 ans.

Du petit au grand écran

Créée la télévision et diffusée sur France 2, la série comportait 26 épisodes dont quatre sont réunis dans cette anthologie. L’un d’entre-eux, Le Blizzard, écrit par Jean Regnaud (Ma Maman est en Amérique), a connu les honneurs du Festival d’Annecy où il a été présenté en compétition.
« A l’origine, nous ne comptions par sortir ces films au cinéma, expliquent les producteurs Didier Brunner et Damien Brunner à 20 Minutes, mais nous avons soigné la série pour qu’elle demeure au plus proche de la qualité du film. »

Une collaboration conviviale

Scénarios malins, décors bucoliques et animation fluide sont de nouveau au rendez-vous autour de la petite souris au caractère bien trempé et du gros ours musicien. Les studios Folivari à qui on doit le récent long-métrage Le Grand méchant renard et autres contes (en vidéo chez StudioCanal) ont mis les petits plats dans les grands.

>> A lire aussi : «Le Grand méchant renard» a un air de famille avec son réalisateur Benjamin Renner

« Benjamin Renner travaillait dans nos bureaux, se souvient Damien Brunner et il venait parfois conseiller l’équipe de la série. C’était un travail aussi joyeux que convivial. » De nouveaux personnages réussis sont venus rejoindre les deux héros : la souris verte est l’un des plus attachants.

Dans la tradition européenne

« Ces courts-métrages entrent dans la tradition de l’animation européenne qui s’enrichit de plus en plus chaque année », témoigne Didier Brunner. A 69 ans, l’homme sait de quoi il parle. Il vient de cosigner, avec Jean-Paul Commin et Valérie Ganne, le livre  Kirikou et après, vingt ans de cinéma d'animation en France (Acte Sud, 36,90 euros), un ouvrage passionnant consacré à la profession vue par ceux qui la font exister.

The President of the 1st @emileawards Ceremony, @petelordaardman and his Characters.

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Le producteur parraine aussi les Emile Awards, « César du cinéma d’animation européen », qui seront remis à Lille le 8 décembre prochain lors d’une cérémonie présidée par Peter Lord (Chicken Run). « Il faut mettre en valeur les talents et il y a de quoi faire en Europe ! C’est pour cela que les Américains s’arrachent nos animateurs dont le coup de patte est unique », martèle-t-il. C’est ce qu’on appelle la french touch.

Une passion à partager

Ernest et Célestine en hiver permet surtout de patienter avant le deuxième long-métrage sur l’ours et la souris, actuellement en préparation. « Nous réfléchissons encore sur l’histoire mais nous savons que le film sera conçu pour le cinéma. Il devrait sortir d’ici trois ans », explique Damien Brunner. Impossible d’en savoir davantage mais on peut faire confiance à l’équipe des studios Folivari pour nous bluffer.