VIDEO. «Mazinger Z»: Le père de Goldorak redonne vie à son premier robot

ANIMATION « Mazinger Z » fait un retour réussi. Son créateur Gō Nagai, qui a supervisé le film, revient sur la génèse des robots géants dans le cinéma d’animation japonais…

Caroline Vié

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Mazinger Z de Junji Shimizu
Mazinger Z de Junji Shimizu — Eurozoom
  • Le robot Mazinger Z a été imaginé il y a 45 ans par Gō Nagai, le créateur de Goldorak.
  • Il a supervisé le long-métrage qui sort en salles cette semaine.
  • L’animation 2D et la 3D font bon ménage dans ce film spectaculaire.

Les premières images de Mazinger Z de Junji Shimizu, dévoilées au Festival d’Annecy, avaient fait saliver les amoureux d’animation nipponne, au point que les plus férus parlaient de kasutera, la madeleine du pays du Soleil Levant. Le film terminé le confirme : les grands robots japonais sont de retour et ils ne sont pas rouillés !

« L’idée dont je suis le plus fier est celle d’avoir conçu Mazinger Z comme un véhicule et non comme une créature commandée à distance », avoue son créateur Gō Nagai à 20 Minutes. Quarante-cinq ans ont passé depuis sa création quand le jeune Kôji Kabuto (alias Alcor), cette fois doublé par Arnaud Ducret, reprend les commandes de son gigantesque robot pour sauver le monde.

« Mazinger Z est une façon de donner du pouvoir aux gamins maigrelets puisqu’il suffit de s’installer à son bord pour être quasiment invincible », explique le mangaka également connu pour avoir créé Goldorak.

Gadgets destructeurs

Les monstres de ferraille du film sont toujours aussi impressionnants. Normal, « leur apparence est librement inspirée des armures des samouraïs qui étaient des pures merveilles de design », précise Gō Nagai.

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Comme Goldorak, Mazinger Z est bourré de gadgets destructeurs comme le « rocket punch » capable de terrasser un ennemi à distance. « C’est parce que je suis flemmard et que je me suis dit qu’il serait sympa de riposter sans avoir à se bouger », plaisante ce jeune homme de 71 ans.

#mazingerz

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Les couleurs vives du héros métallique sont elles aussi l’apanage des robots japonais. « Cela les rend visible de loin et leur donne un côté plus menaçant », insiste Gō Nagai. Les combats spectaculaires qui ont pour enjeu l’avenir de notre planète sont l’un des atouts majeurs de ce long-métrage au style visuel à la fois tonique et nostalgique.

Message pacifique

« Mazinger Z prend une nouvelle jeunesse avec ce long-métrage où l’animation 2D rencontre la 3D pour que les scènes de destructions soient encore plus efficaces, reconnaît l’artiste nippon. Toutes les générations trouveront leur compte dans ce film au message pacifique ». Il a lui même supervisé cette nouvelle version.

Un rêve international

« Les robots japonais font rêver les spectateurs du monde entier en raison de leur gigantisme, estime Gō Nagain en souriant. Bien des spectateurs aimeraient en avoir un, ne serait-ce que pour échapper aux embouteillages ! » Il est vrai qu’on aurait fière allure à bord de Mazinger Z mais, en attendant l’occasion peu probable de pouvoir en piloter un sur les routes françaises, le découvrir au cinéma constitue une excellente option.