«Ce film est un steak, pas un soufflé»

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Quentin Tarantino : J’ai écrit le film pour elle. Et je voulais la montrer comme je la vois. J’avais déjà fait ça avec Pam Grier pour Jackie Brown, en bâtissant l’histoire autour de son personnage. Kill Bill est un hommage à son talent et à sa beauté, que j’ai sublimés. Comment vous est venue l’idée d’une histoire de vengeance ? En regardant les films de genres que j’adore, cela m’a semblé un point de départ évident. J’estimais que son calvaire rendrait l’héroïne sympathique. C’est assez simpliste et pas très sophistiqué, mais Kill Bill est un steak, pas un soufflé ! Qu’est-ce qui a été le plus difficile à tourner ? Les scènes de combats ! Mon chef opérateur a fini par s’exclamer : « Comment les scènes des films de Hongkong peuvent-elles être aussi belles ? C’est un vrai poison à tourner ! » Nous en avons bavé, mais le jeu en valait la chandelle.