VIDEO. «Jeune femme» : Comment Laetitia Dosch se sort des situations les plus inextricables

BORDER LINE Laetitia Dosch incarne une « Jeune femme » au bord de la crise de nerfs dans le premier film de Leonor Serraille...

Stéphane Leblanc

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Laetitia Dosch dans Jeune femme de Léonor Serraille
Laetitia Dosch dans Jeune femme de Léonor Serraille — SHELLAC

De Laetitia Dosch, on se souvient d’elle, il y a tout juste un quinquennat, en présentatrice de chaîne d’infos et ex-petite amie de Vincent Macaigne, dans le film de Justine Triet, La Bataille de Solférino. Encore méconnue à l’époque, la jeune femme irradiait de sa présence une fiction tournée en direct live le jour des élections présidentielles.

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Avant cela, en 2011, on l’avait vue danser nue pour la Ribot ou jouer au théâtre des petites scènes burlesques de son cru, visibles en vidéo sur internet. C’est en les voyant aussi que Léonor Serraille s’est dit qu’elle tenait là sa Paula, la Jeune femme du titre qui porte le poids de ce premier film, récompensé par la Caméra d’or à Cannes, sur ses frêles épaules.

Paula est une jeune femme ancrée dans une époque incertaine. Contrairement à ce qu’elle affirme dans la bande-annonce, elle n’est ni « calme », ni « organisée », mais constament au bord de la rupture.

A Cannes, Léonor Serraille nous avouait avoir écrit son script « bien avant de rencontrer Laetitia Dosch ». Et pourtant, on est frappé de voir à quel point l’actrice colle au personnage, et vice versa. Même si Laetitia, contrairement à Paula, ne « cuisine » pas « les chats comme du boudin » pour les manger… Mais Paula non plus, en fait.

« Il y a beaucoup de choses qui me ressemblent chez elle, admet l’actrice. Comme cette façon d’être franc avec tout le monde, de ne pas trop comprendre les codes sociaux. Elle a des maladresses que je comprends. » Inspiré du personnage d’Anna Thomson dans Sue perdue dans Manhattan (1997), Paula rappelle aussi Gena Rowlands dans les films de Cassavetes ou, plus récemment, Greta Gerwig dans Frances Ha (2012). Une fille qui pousse les portes, qui avance et qui s’en sort toujours. « Et ça, conclut Laetitia Dosch, je trouve que c’est une belle morale. »