Affaire Weinstein: son ex-assistante avait été payée 165.000 $ pour ne pas parler

SCANDALE Zelda Perkins, qui révèle dans le « Financial Times » avoir été agressée sexuellement par le producteur, avait signé un accord de non-divulgation en 1998…

C. F.

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Harvey Weinstein à Los Angeles, le 2 mars 2014.
Harvey Weinstein à Los Angeles, le 2 mars 2014. — Jordan Strauss/AP/Sipa

La liste des victimes s’allonge. Zelda Perkins, une ex-assistante britannique de Harvey Weinstein, a révélé au Financial Times,lundi, qu’elle avait signé un accord de non-divulgation en 1998 après avoir accusé le producteur d’agression sexuelle.

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Elle y explique que Harvey Weinstein lui avait demandé de lui faire des massages et qu’il avait essayé de la faire venir dans son lit. A l’époque, Zelda Perkins avait rapporté cette agression à une collègue, laquelle lui avait aussi raconté aussi avoir été agressée sexuellement par le producteur américain.

La somme de 330.500 $ pour se taire

Les deux victimes avaient alors demandé des dommages et intérêts. Elles ont obtenu 330.500 $ (environ 280.000 €) à se partager équitablement. Mais elles ont signé dans la foulée un accord leur interdisant d’ébruiter l’affaire.

En parlant aujourd’hui, indique la BBC, Zelda Perkins pourrait devoir rembourser ces dommages et intérêts. L’ex-assistante britannique a voulu « rompre publiquement [son] accord de non-divulgation », explique-t-elle au Financial Times, dans l’espoir que s’ouvre « un débat autour de l’ampleur de ces accords qui pèsent sur les victimes ».