VIDEO. «Logan Lucky»: En quoi ce braquage porte la patte de Steven Soderbergh

POLAR Steven Soderbergh revient au cinéma avec « Logan Lucky », un polar original que le réalisateur présente comme le « frère inversé » de « Ocean’s Eleven »…

Caroline Vié

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Channing Tatum et Adam Driver dans Logan Lucky de Steven Soderbegrh
Channing Tatum et Adam Driver dans Logan Lucky de Steven Soderbegrh — ARP sélection
  • « Logan Lucky » permet de retrouver une pléiade de stars.
  • On sent la jubilation de Daniel Craig, Channing Tatum et Adam Driver à préparer leur casse.
  • Steven Soderbergh leur offre des personnages hauts en couleurs.

Steven Soderbergh avait annoncé qu’il abandonnait le cinéma. On se félicite qu’il ait changé d’avis après un petit tour par la case série télé pour The Knick. C’est en forme qu’il revient sur grand écran avecLogan Lucky, un polar bien dans sa manière. Ce suspense autour d’un braquage très risqué n’est pas sans rappeler d’autres films du cinéaste, notamment la saga Ocean’s.

Un casting digne cinq étoiles

Channing Tatum, Adam Driver et Katie Holmes ont répondu présents pour ce suspense prouvant que le réalisateur d’Hors d’atteinte sait réunir des stars pour commettre des casses hors du commun. On sent la jubilation des acteurs à se glisser dans la peau de personnages finement détaillés même si cela bouscule leur image comme celle de Daniel Craig, réjouissant en vieux de la vieille grognon et aux cheveux décolorés. « C’est le meilleur rôle du film, estime Sodebergh. Il a les dialogues les plus croustillants. »

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They don't call him Joe Bang for nothin'. #LoganLucky

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Des héros aux fortes personnalités

C’est le scénario qu’a signé Rebecca Blunt qui a redonné au réalisateur le goût des plateaux de cinéma. « Ce film est un frère inversé d’Ocean’s Eleven car les héros y sont de petites gens qui pourraient se satisfaire de quelques sacs de billets de banque », explique-t-il. Les personnages de Logan Lucky n’ont rien à voir avec des dandys hantant les casinos et les hôtels de luxe. Cela ne les empêche pas d’avoir de sacrées personnalités et dévorer l’écran à grosses bouchées tant ils sont bien croqués.

Une bande-son au top

Fidèle à ses collaborateurs, Steven Soderbergh a de nouveau fait appel à David Holmes, le musicien qui l’avait épaulé sur les Ocean’s. Si un tube de John Denver « Take me home, country roads » revêt une importance capitale dans l’histoire, le reste de la musique, plus discret, témoigne de la parfaite entente entre le compositeur et le réalisateur qui, comme à son habitude, a aussi monté lui-même les scènes d’action du film. « Je déteste l’idée que la musique soit tellement reconnaissable qu’elle nous sorte de l’histoire », insiste le cinéaste.

Joe Bang is good at what he does. Just not quite good enough to get away with it. #LoganLucky

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En toute indépendance

Comme il l’avait notamment fait pour Bubble, distribué de façon totalement indépendante, Steven Soderbergh a souhaité s’affranchir des grands studios pour Logan Lucky. « Le numérique permet cette liberté », martèle le cinéaste. Il a ainsi pu produire et distribuer son film sans avoir à se plier aux règles d’une major et sans que le spectateur se sente le moins du monde floué tant son film est bien ficelé.