Ramzy Bedia, Guillame de Tonquédec et Jonathan Cohen dans Coexister de Fabrice Eboué
Ramzy Bedia, Guillame de Tonquédec et Jonathan Cohen dans Coexister de Fabrice Eboué — EuropaCorp

COMEDIE

VIDEO. Fabrice Eboué: «Dans "Coexister", toutes les religions en prennent pour leur matricule»

Avec « Coexister », l’acteur-réalisateur fait rire avec un groupe musical composé d’un prêtre, d’un rabbin et d’un imam… Et c'est vraiment drôle !

  • Fabrice Eboué signe la comédie la plus drôle de l’année.
  • « Coexister » fait rire des religions avec ce qu'il faut d'irrévérence et sans aucune méchanceté.
  • Un imam, un prêtre et un rabbin y forment un groupe musical et s'enchaîne une succession de gags à mourir de rire.

Et si c’était vrai ? AvecCoexister, Fabrice Eboué signe la comédie la plus drôle de l’année ! Les aventures du manager, qu’il interprète, tentant de gérer un groupe musical composé par un prêtre ( Guillaume de Tonquédec), un rabbin ( Jonathan Cohen) et un imam (Ramzy Bedia), sont aussi irrévérencieuses qu’absolument tordantes.

Les émissions de radio des différentes communautés où sont invités les héros ou les clips musicaux finement parodiés font penser aux meilleurs sketches des Inconnus. L’acteur et réalisateur de Case départ et du Crocodile du Bostwanga explique à 20 Minutes les secrets de ce qui pourrait devenir un futur grand succès public bien dans l’air du temps.

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#coexisterlefilm #pinkkalash #GWA

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D’où vous est venue l’idée de ce groupe multiconfessionnel ?

Je regarde souvent des vidéos de prédicateurs américains, car il m’arrive de m’inspirer de leur gestuelle pour mes spectacles. Ces types ont un sens de la scène absolument dément ! C’est sans doute pour cela qu’un algorithme m’a dirigé vers un clip des Prêtres. J’ai été si suffoqué par ce que je voyais que je me suis documenté sur eux. C’est de là, de ce clip, que tout est parti.

Pourquoi ne pas être resté centré sur la religion catholique ?

Tout simplement parce que les trois personnages auraient été trop semblables s’ils avaient tous été cathos. L’humour vient de la confrontation des différents points de vue des héros que je montre comme des hommes avec leurs forces et leur faiblesse. Ils sont religieux, mais je ne voulais pas que ce soit la seule façon de les définir.

N’avez-vous jamais craint de vous prendre une volée de bois vert ?

J’ai tenu à ce que chaque héros soit incarné par un acteur issu de la communauté de son personnage. Cela permettait d’avoir des conseillers sur place, d’autant plus que nous n’entrons jamais dans les détails du dogme. Comme toutes les religions en prennent pour leur matricule de façon égale, personne n’est venu se plaindre.

Comment avez-vous tracé la limite de ce que vous pouviez vous permettre ?

Il fallait éviter la méchanceté gratuite, sans pour autant tomber dans la naïveté. C’était un équilibre difficile à trouver et cela a demandé un gros travail d’écriture. Pendant les avant-premières, j’ai été surpris de voir que le film faisait autant rire les grands-mères que les gamins. Peut-être les gens ont-ils juste envie de s’amuser avec des sujets qui prêtent généralement peu à rire.