Helen McCrory dans La passion Van Gogh de Dorota Kobiela et Hugh Welchman
Helen McCrory dans La passion Van Gogh de Dorota Kobiela et Hugh Welchman — La belle company

ANIMATION

VIDEO. « La passion van Gogh » ne s’emmêle pas les pinceaux, c'est très beau

Récompensé à Annecy, ce dessin animé somptueux plonge dans l’œuvre du grand peintre…

  • Dans « La passion van Gogh », les réalisateurs ont fait s’animer les tableaux du peintre.
  • Une enquête policière sur le suicide du maître sert de fil rouge.
  • Ce bijou unique en son genre a été récompensé par le public du festival d’Annecy.

Quel beau film que La passion Van Gogh, un enchantement qui donne envie de revoir les toiles du maître. Dorota Kobiela et Hugh Jackman ont fait s’animer les tableaux pour cet hommage aux allures de polar qui a émerveillé le Festival d’Annecy où il a remporté le prix du Public.

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Pierre Niney prête sa voix à Van Gogh dans ce petit bijou qu’on ne saurait trop recommander, tant on se laisse prendre par le charme des œuvres qui s’anime et l’intérêt pour comprendre les raisons qui ont pu entraîner le peintre au suicide. « Notre but était de faire découvrir ses œuvres et nous avons pensé que les animer était le meilleur moyen de les rendre intrigantes », explique Dorota Kobiela

62.450 toiles peintes à la main

Des artistes du monde entier ont aidé le duo à concrétiser sa vision. Les 62.450 images du film (environ dix par seconde) ont été peintes à la main à la manière deVan Gogh par une centaine d’artistes qui ont suivi une formation pour retrouver le style du maître. « Nous craignions le jugement des spécialistes en art et c’est pour cela que ce film n’aurait jamais pu exister sans le soutien de la Fondation Van Gogh », insiste Hugh Welchman.

D’après nature

Des comédiens ont joué les scènes sur fond vert devant les artistes qui reproduisaient ce qu’ils voyaient pour le film. La technique de la rotoscopie (où on redessine sur l’image filmée) n’a été utilisée que pour quelques plans en noir et blanc. « Van Gogh peignait ce qu’il voyait, nous n’avons fait que suivre son exemple », s’amuse Dorota Kobiela. Il est possible d’acheter les tableaux sur le site de la production.

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Fidèles à l’esprit de van Gogh

Pour rester fidèle à l’esprit de l’artiste, le duo s’est beaucoup documenté sur sa façon de peindre mais aussi sur sa vie. « C’est sa correspondance qui nous a servis de base pour l’intrigue, précise Dorota Kobiela. C’est grâce à elle que nous avons découvert l’amitié qui le liait à Armand Moulin, moteur du film. » On se laisse prendre par l’enquête tant l’ensemble est bien écrit.

Un voyage magique

Les réalisateurs ont aussi étudié à fond l’œuvre de Van Gogh afin de choisir les toiles auxquelles ils allaient donner vie. « Nous n’en avons inventé aucune. Nous nous sommes juste contentés de les adapter afin qu’elles correspondent à l’intrigue. » Le résultat est si époustouflant que le spectateur a l’impression de plonger dans les tableaux, un voyage magique totalement époustouflant. Depuis la réalisation de ce film, Dorota Kobiela et Hugh Welchman ont déjà changé d’univers, mais pas forcément de style : ils préparent un film sur le peintre espagnol Francisco Goya.