VIDEO. Pourquoi «Capitaine Superslip» vaut bien mieux que son titre

ANIMATION Cette comédie animée à l'imagination débordante a fait tordre de rire le Festival d'Annecy...

Caroline Vié

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Capitaine Superslip de David Soren
Capitaine Superslip de David Soren — 20th century fox
  • «Capitaine Superslip» célèbre l'imagination enfantine avec humour.
  • Des gamins y donnent vie à la bande dessinée qu'ils ont créée.
  • Des techniques d'animation variées ont particulièrement séduit les festivaliers à Annecy.

Il serait bien dommage que le public soit rebuté par le titre potache de la nouvelle production DreamWorks. Capitaine Superslip est une vraie bonne surprise qui célèbre la création artistique et la fantaisie en racontant comment deux copains inventifs donnent vie par accident à la BD qu’ils ont créée à quatre mains. Présenté au Festival d’Annecy, il a fait se gondoler les spectateurs avant l’été avant de partir cette semaine à l’assaut des salles.

Il suffit d’une bague magique pour que le directeur de leur école, vieux garçon grincheux, soit transformé en super-héros à la cape écarlate et au sous-vêtement immaculé prêt à en découdre avec un prof de science fou à lier. David Soren, réalisateur des aventures de Turbo, l’escargot le plus rapide du monde, s’est inspiré des comics de Dave Pilkey (éd. Bayard), peu connus en France mais adorés par les gamins américains.

C’est une belle histoire d’amitié

« Capitaine Superslip est d’abord une histoire d’amitié entre deux gamins, explique-t-il. C’est l’un des éléments qui m’a le plus touché dans le comics », explique David Soren à 20 Minutes. George et Harold, les héros, croient que la fin de leur monde est arrivée quand le directeur de l’école décide de les mettre dans des classes différentes. « A leur âge, cette séparation est un drame. On en a tous connu de semblables quand on était gamins », insiste Soren.

Le design est très inventif

David Soren a mélangé textures et techniques narratives pour montrer les hauts faits de son super-héros. « Quand on a une dizaine d’années et qu’on se raconte des histoires, on varie les plaisirs passant du dessin en 2D aux marionnettes en chaussette. George et Harold sont un peu les metteurs en scène du film puisque ce sont eux qui ont créé le Capitaine Superslip. » Une séquence en flip book ou folioscope, petit livre de dessins qu’on feuillette à toute vitesse pour les animer, est particulièrement réussie.

On rit de bon cœur

Capitaine Superslip renvoie le spectateur aux blagues de son enfance. « On a voulu retrouver cet humour gamin quand un simple prout ou une caricature de professeurs nous faisaient tordre de rire », avoue David Soren. L’attaque de la ville par des toilettes géantes ou le pistolet capable de rétrécir ou d’agrandir les ennemis offrent de belles scènes aussi drôles que spectaculaires. On sort de la salle en chantant « Tralala », le cri de guerre du capitaine.