VIDEO. «Une suite qui dérange»: Al Gore croit au cinéma pour sauver la planète

DOCUMENTAIRE Le politicien poursuit sa lutte pour la sauvegarde de notre planète avec ce film optimiste et passionnant...

Caroline Vié

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Al Gore dans Une suite qui dérange de Bonni Cohen et Jon Shenk
Al Gore dans Une suite qui dérange de Bonni Cohen et Jon Shenk — Paramount
  • Onze ans après «Une vérité qui dérange», Al Gore est de retour sur grand écran.
  • «Une suite qui dérange» appelle chaque citoyen à agir pour sauver la planète.
  • Le politicien est plutôt optimiste pour l'avenir et pour lui, l'avenir passe par le cinéma.

Al Gore était de retour à Cannes cette année pour présenter Une suite qui dérange : Le temps de l’action de Bonni Cohen et Jon Shenk. Onze ans après Une vérité qui dérange, documentaire de Davis Guggenheim récompensé par deux Oscars, le politicien a remis le couvert. « Je me suis présenté deux fois à l’élection présidentielle, deux fois à la vice-présidence, je suis ravi d’avoir fait un deuxième film », plaisante-t-il.

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Plus sérieusement, Al Gore se sent investi d’une mission. « Le cinéma est le moyen le plus efficace pour faire passer un message », confie-t-il à 20 Minutes. Et le sien est clair et galvanisant : si, si, nous pouvons encore sauver la planète ! « Nous finirons par y arriver, martèle-t-il. La vraie question est de savoir quand. » Loin d’être exagérément alarmiste, cette suite met de bonne humeur, tout en invitant le spectateur à l’action en montrant comment notre planète peut être sauvée. « Les images sont plus puissantes que les mots », dit-il.

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Une vérité devenue vraie

« Si le premier film a été critiqué, il a aussi fait prendre conscience du problème du réchauffement climatique à des millions de spectateurs dans le monde entier. J’espère que celui-ci aura le même impact. » En onze ans, certaines de ses prédictions se sont réalisées. C’est le cas de l’inondation du site du mémorial du 11 septembre que ses détracteurs estimaient impossible. Ces prises de vues marquantes traumatisent le spectateur. « Un livre n’aurait pas la même force », dit Al Gore.

Ne pas céder au désespoir

Les réalisateurs ne cachent pas la réalité quand ils montrent les dégâts dans les paysages mondiaux. « Il arrive d’être découragé, mais le désespoir fait partie intégrante de la lutte. Y céder serait une forme de déni, car c’est à son courage et à sa force de caractère qu’on jugera l’humanité dans les années à venir. » D’où l’invitation à se prendre en mains que délivre Une suite qui dérange qui passe mieux à l’écran que bien des discours tant les changements de décors et les intervenants sont nombreux.

Agir au niveau local

Leur démarche se veut avant tout pédagogique. « Si le spectateur a envie de savoir ce qu’il peut faire pour changer la donne, il y trouvera tous les renseignements nécessaires dans le film. » Il n’est pas question de culpabilisation mais de réflexion personnelle sur la façon dont chacun peut agir, malgré certains politiciens sceptiques. « Qu’importe ce que pense le président Trump. Si les citoyens s’unissent, ils pourront agir au niveau local. » Là aussi, le cinéma joue son rôle en expliquant chaque détail sans tomber dans le didactisme lourdaud.

« Action » est le maître mot

Pour les besoins du film, Al Gore, homme de l’ombre a accepté de se placer devant la caméra, laissant notamment percevoir son émotion à la suite d’un discours parisien en 2015. « Mon but n’était pas de me mettre en avant, mais de pousser les gens à l’action. Rien ne vaut le cinéma pour cela. » Ce documentaire galvanisant confirme cette déclaration en offrant des moments touchants et forts. Il tient en haleine comme le ferait une bonne fiction.