VIDEO. «Mary»: La veine intimiste du réalisateur des «Amazing Spider-Man» plébiscitée à Deauville

COMEDIE DRAMATIQUE Marc Webb délaisse les effets spéciaux pour cette histoire d’une gamine surdouée et de son oncle incarné par Chris Evans. A raison, « Mary » a reçu le Prix du public au Festival de Deauville…

Caroline Vié

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Chris Evans et Mckenna Grace dans Mary de Marc Webb
Chris Evans et Mckenna Grace dans Mary de Marc Webb — 20th Century Fox
  • Après les deux « The Amazing Spider-Man », Marc Webb aborde un registre intimiste.
  • Cette histoire toute simple a été tournée en six semaines dans des décors naturels.
  • Chris Evan, qui fut Captain America, y livre une performance sobre et puissante.

Son nouveau film a reçu le Prix du public au Festival de Deauville. C'est dire à quel point Marc Webb, le réalisateur des deux The Amazing Spider-Man (sortis en 2012 et 2014) avec Andrew Garfield en vedette, a bien fait de revenir à une veine plus intimiste. Mary est l'histoire d’une orpheline de 7 ans, surdouée pour les mathématiques et tiraillée entre son oncle ( Chris Evans) et sa grand-mère ( Lindsay Duncan) qui se battent pour en obtenir la garde.

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« Après m’être bien éclaté avec les possibilités techniques de gros blockbusters et leur complexité, j’étais content de retrouver un peu de simplicité avec ce film minimaliste », confie-il à 20 Minutes. Le cinéaste romantique de (500) jours ensemble joue sur toute une gamme d’émotions en confrontant deux conceptions de l’éducation : l’une uniquement centrée sur les études, l’autre sur le respect de l’enfance et de son innocence quitte à rater une opportunité de réussite future.

Un tournage sans chichi

« Ce film est avant tout basé sur les sentiments humains, insiste Marc Webb. Il n’y avait que le scénario, la caméra et les acteurs pour le rendre crédible. » C’est en décors naturels que le réalisateur a emmené son équipe pendant six semaines pour un tournage sans chichi. « Je n’avais d’autres préoccupations que de diriger la jeune Mckenna Grace sur qui reposait le film. Je n’avais plus à me soucier des réactions des fans de comics ce qui était libérateur. » Cette histoire de famille tendre offre également un beau rôle d’amie fidèle à Octavia Spencer.

Captain America à la rescousse

Chris Evans, connu pour avoir campé Captain America chez Marvel, s’est mis au diapason de cette sobriété. « Il n’est pas aussi facile qu’on pourrait l’imaginer de jouer un superhéros, précise Marc Webb. Chris est vraiment grand acteur qui montre ici toute sa sensibilité de mâle américain classique, celle d’un homme ordinaire qui exige de lui d’être authentique sans en rajouter. » Les têtes à tête du héros avec sa nièce sont les moments les plus touchants du film car le spectateur ressent la profonde complicité qui les unit.

Peut-être d’autres blocbusters

Si Marc Webb n’exclut pas de « refaire des blockbusters », ce sera en tout état de cause après la sortie de The only boy living in New York, chronique amoureuse avec Kate Beckinsale, Jeff Bridges et Pierce Brosnan, également montrée cette année au Festival de Deauville.