VIDEO. Benoît Poelvoorde: «J'ai fait "7 jours pas plus" dans l'espoir de rencontrer Jean Dujardin»

INTERVIEW Le comédien belge incarne un quincaillier contraint de recueillir un migrant dans cette comédie tendre…

Caroline Vié

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Benoît Poolvoore dans 7 jours pas plus d'Héctor Cabello Reyes
Benoît Poolvoore dans 7 jours pas plus d'Héctor Cabello Reyes — Ocean Films
  • Benoît Poelvoorde incarne un vieux garçon coincé encombré par un migrant.
  • Il a eu une raison amusante pour accepter ce rôle.
  • Il a copiné avec son partenaire indien.

Benoît Poelvoorde ne joue pas au cow-boy mais il accueille un Indien dans 7 jours pas plus d' Héctor Cabello Reyes, scénariste de Retour chez ma mère. Cette comédie lui offre le rôle d’un quincaillier vieux garçon qui voit sa vie trop calme malmenée par l’arrivée intempestive d’un migrant perdu qu’il recueille pendant une semaine.

D’abord réfractaire à la présence de cet intrus, l’homme au cœur tiède se réchauffe progressivement jusqu’à accepter de revoir une belle fermière (Alexandra Lamy) dont il a longtemps refusé les attentions. L’acteur belge s’est confié à 20 Minutes sur ce premier film qui lui a permis de donner la réplique au comédien Pitobash, star indienne.

Comment avez-vous choisi ce film ?

J’ai fait 7 jours pas plus dans l’espoir de rencontrer Jean Dujardin. Le réalisateur m’avait promis de m’organiser un dîner avec lui. C’était devenu une blague entre nous. Héctor m’assurait qu’il était l’un de ses potes pour me convaincre de dire « oui » à son film.

L’histoire vous a quand même emballé aussi ?

Je l’ai trouvée touchante mais j’ai longtemps cru que le film ne se ferait pas. C’est après que Jacques Audiard a reçu la Palme d’or pour Dheepan que je me suis dit que les Indiens allaient devenir à la mode. J’avais demandé que ce soit un véritable acteur indien qui soit engagé par la production. C’était indispensable pour qu’on y croit.

Était-il difficile de communiquer avec votre partenaire Pitobash ?

Il ne parle pas français. Je cause très mal l’anglais mais on s’est débrouillé dans un sabir qui me faisait penser aux échanges des personnages dans le film. J’imagine que l’équipe devait bien s’amuser à nous écouter. On a quand même réussi à copiner.

Votre personnage très coincé vous ressemble-t-il ?

Bien que foncièrement dépressif, je me crois plus ouvert que lui. C’est quelqu’un qui n’a jamais trouvé sa place. Dans la vie, il est important de savoir s’asseoir à l’aise et il ne sait pas quel siège pourrait lui convenir. Il est en quête de bonheur sans même s’en rendre compte.

Avez-vous finalement eu celui de croiser Jean Dujardin ?

Le repas n’a jamais eu lieu mais j’ai tourné le film quand même ! Je ne le regrette pas car il s’agit d’une belle histoire d’amitié comme on en rencontre rarement. C’est une fantaisie généreuse et tendre, deux valeurs que j’apprécie particulièrement.