«Annabelle 2»: Nos conseils pour vous mettre à l'abri des spectateurs relous

PRINCIPE DE PRECAUTION En 2014, le premier volet d'«Annabelle» avait été déprogrammé de plusieurs salles à la suite de séances perturbées par des spectateurs…

Fabien Randanne

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Détail d'une affiche du film «Annabelle 2».
Détail d'une affiche du film «Annabelle 2». — WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. AND RATPAC-DUNE ENTERTAINMENT LLC

Annabelle 2 est à l’affiche en France depuis mercredi. Et comme souvent avec les films horrifiques ciblant majoritairement les adolescents, certaines séances s’avèrent chaotiques en raison de l’incivilité d’une partie du public ( remember le premier Annabelle).

On ne parle pas ici du spectateur qui illumine la salle avec son smartphone parce qu’il s’entête à finir son niveau de Candy Crush le temps du générique de début, ni de ces voisins de sièges qui plongent bruyamment leur main dans leur pot de pop-corn comme des candidats de Motus redoutant de tirer la boule noire – ce genre de désagrément est quasi-systématiques.

Bagarres, mictions sur les sièges, commentaires à voix haute

Non, on parle de certains phénomènes qui se reproduisent fréquemment avec ce type de films tels que Paranormal Activity, Sinister ou Conjuring : bagarres, des mictions sur les sièges, spectateurs commentant l’intégralité du film à voix haute comme s’ils étaient seuls chez eux ou encore plaisantins qui agitent leur pointeur laser sur l’écran lors des scènes à suspense (l’auteur de ces lignes a vu de ses propres yeux de telles expériences « paranormales »).

Bien sûr, un grand nombre de séances se déroulent sans encombre, mais un petit tour sur les réseaux sociaux suffit de constater que tous les spectateurs n’ont pas cette chance. Voici donc quelques conseils pour que les frayeurs du public se limitent à l’action sur le grand écran et non à l’activité de la salle.

  • Levez-vous tôt !

Suivre l’histoire d’une poupée maléfique juste après avoir avalé un petit-déjeuner n’est pas forcément le programme auquel on pense spontanément et le cinéma de genre a une saveur particulière quand on le déguste une fois la vie tombée… Mais acheter un ticket pour la première séance (certaines salles ouvrent leurs portes à 9 heures ou 10 heures) vous garantit d’arriver dans une salle quasi vide et de goûter à l’ambiance si particulière des projections matinales où les spectateurs ont encore la tête dans le coaltar. Généralement, à ce moment-là, personne n’est assez réveillé pour avoir la force de pourrir l’heure-et-demie à venir à ses camarades de projos, pas plus que l’estomac ne semble disposé à une consommation massive de maïs soufflé. Une séance à 9 heures, le dimanche matin, c’est le méga-bingo.

  • Préférez la VO

Oui, ça fait très journalo-bobo, mais ça vaut pour presque tous les films : la VO, il n’y a que ça de vrai. Alors, si vous avez le choix, optez pour la séance en version sous-titrée. Parce que les éventuels perturbateurs verront leur pouvoir de nuisance diminué par le fait qu’ils focaliseront leur attention sur la lecture des sous-titres. Et quand bien même le niveau sonore du public dans la salle approcherait les décibels de l’attaque de Pearl Harbor, vous pourrez continuer à suivre l’intrigue sans vous en soucier davantage, en vous reposant sur les sous-titres.

  • Changez vos plans

Vous voulez frissonner dans une salle obscure (on parle de cinéma, pas de backrooms, hein) ? Il y a des alternatives aux jump scares d’Annabelle 2. La région sauvage, par exemple, n’est pas à proprement parler un film d’horreur, mais cette œuvre qui mêle chronique sociale et fantastique continuera sans doute de vous hanter après la séance. Idem pour Love Hunters qui raconte l’histoire d’un couple de serial killers australiens et de la lycéenne qu’ils séquestrent et dont vous ressortirez les jambes chancelantes et le ventre noué. Ou bien encore le thriller sud-coréen Memories of Murder – inspiré d’un fait divers – qui vient de ressortir en version restaurée, confirmant qu’il reste un joyau du genre.