VIDEO. «Baby Driver» : Edgar Wright truffe son film de références, entre «Drive» et «La La Land»

ACTION Edgar Wright, le réalisateur de «Shaun of the Dead», puise dans ses nombreuses influences pour un nouveau divertissement unique...

Caroline Vié

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Ansel Egort dans Baby Driver d'Edgar Wright
Ansel Egort dans Baby Driver d'Edgar Wright — Sony Pictures
  • L'acteur Ansel Elgort incarne un as du volant voulant fuir le gangstérisme par amour.
  • Le réalisateur Edgar Wright multiplie les références cinéphiliques.
  • La musique rock est un personnage à part entière de ce divertissement réussi.

Plus « geek » qu’Edgar Wright, c’est difficile à imaginer. Le réalisateur britannique a revisité les histoires de zombies (Shaun of the Dead, 2005), le polar (Hott Fuzz, 2007), la bande dessinée (Scott Pilgrim, 2010) et la science-fiction (Le dernier pub avant la fin du monde, 2013) avant de s’attaquer au film de gangsters pour Baby Driver, une autre œuvre enrichie par son amour du 7e Art.

Original mais sous influence

Dans cette fantaisie très rock 'n' roll, Hansel Elgort, la révélation de la saga Divergente et de Nos étoiles contraires incarne Baby, un chauffeur juvénile chargé d’aider des bandits à s’échapper après des hold-up. Entre Kevin Spacey, Jon Hamm, Jamie Foxx et Eiza González, sa vie criminelle semble toute tracée jusqu’au jour où il s’éprend d’une serveuse jouée par Lily James20 Minutes a recensé les films dont s’inspire ce divertissement jouissif qui parvient à être original en puissant dans la cinéphilie de son réalisateur.

Un héros mutique comme celui de « Drive »

Baby souffre de problèmes aux oreilles. « Comme beaucoup de gens qui ont des soucis auditifs, il n’est pas à l’aise avec la parole », explique Edgar Wright. Ce garçon aux écouteurs vissés sur la tête est aussi peu bavard que Ryan Gosling dans Drive de Nicolas Winding Refn. Et comme lui, il est un conducteur hors pair et bien plus malin que ses adversaires pourraient l’imaginer, surtout quand il tombe amoureux. Son charisme naturel n’a pas besoin de mots pour dévorer l’écran.

Une comédie musicale façon « La La Land »

S’il n’y a pas de numéros musicaux à proprement parler, Edgar Wright a conçu son film comme une comédie musicale. « Baby met littéralement sa vie en musique car il ne peut rien faire sans elle », précise le cinéaste. Souffrant d' acouphènes, le héros entend un sifflement permanent qu’il compense en écoutant du rock. Chaque séquence d’action est donc rythmée comme un ballet par le chorégraphe Ryan Heffington. Comme dans  La La Land, les chansons et l’amour sont au centre de l’action.

Un film qui fait vroum comme « Fast and Furious »

Grand fan de Walter Hill, le réalisateur a pensé à The Driver (1978) avec Ryan O’Neal et Isabelle Adjani. Dès la séquence d’ouverture sur Bellbottoms du Jon Spencer Blues Explosion, le spectateur sait que les scènes d’action vont déménager. Ansel Elgort a dû prendre des leçons de pilotage pour être crédible en as du volant dans ce rôle très physique notamment lors d’une poursuite ahurissante tournée en une seule prise digne des meilleurs moments de la saga Fast and furious.