«Ce qui nous lie»: Cédric Klapisch réunit tous les ingrédients d'un grand cru de Bourgogne

CHRONIQUE Le réalisateur de «L'Auberge espagnole» donne envoie d'ouvrir une bonne bouteille de Bourgogne et de la partager avec la fratrie de jeunes vignerons du film...

Caroline Vié

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Ana Girardot, François Civil et Pio Marmai dans Ce qui nous lie de Cédric Klapisch
Ana Girardot, François Civil et Pio Marmai dans Ce qui nous lie de Cédric Klapisch — Emmanuelle Jacobson-Roques/Studio Canal

La mort du père change la vie de trois jeunes vignerons bourguignons dans Ce qui nous lie de Cédric Klapisch. L’un des fils ( Pio Marmaï) rentre chez lui après des années d’absence pour aider son frère ( François Civil) et sa sœur ( Ana Girardot) à décider de ce qu’il adviendra du domaine, un crève-cœur dont les enjeux sont aussi sentimentaux que financiers.

Le réalisateur de Casse-tête chinois a tourné au rythme des saisons cette chronique tendre, drôle et instructive qui se révèle un excellent cru dans sa filmographie.

Ce qui nous lie, c’est ce qui relie ce trio en proie à un cas de conscience au moment où chacun choisit sa voie. C’est aussi un film qui réunit tous les ingrédients d’un grand vin et 20Minutes vous explique pourquoi.

Le grand cru de Cédric Klapisch #cedricklapisch #cequinouslie #studiocanal

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Il a le bon goût du terroir

C’est en plein cœur de la terre bourguignonne que Cédric Klapisch et son équipe ont planté leur décor, un choix assumé par le cinéaste.

« Ce film est un hommage à une France ouverte aux autres, confie-t-il à 20 Minutes. L’identité nationale a été prise en otage par des gens que je n’aime pas. Je voulais montrer qu’elle appartient à tous les Français, sans exception. »

Il est moderne, mais respectueux des traditions

Les personnages du film trouvent leur place dans le 21e siècle. Ils ne vivent pas repliés sur eux-mêmes, tout en demeurant respectueux du passé.

« Les vignerons ne peuvent plus se permettre d’ignorer ce qui se passe ailleurs mais ils continuent à respecter certaines traditions comme de fouler aux pieds les grappes des crus d’exception, explique le cinéaste. C’est ce qui fait leur force. »

Sa robe impose une touche de féminité

Les femmes sont au centre de l’exploitation viticole. Seuls quelques vignerons un brin machos veulent encore les reléguer en arrière-plan.

« Il y a trente ans, il n’y avait que deux vigneronnes, souligne Cédric Klapisch. Aujourd’hui, on en trouve près de 30 % et je suis persuadé qu’elles seront une majorité dans quelques années. La Bourgogne s’ouvre et c’est une excellente chose. »

#cequinouslie sortie le 14 juin

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Ses arômes sont délicatement fruités

La terre et ses fruits sont au centre de cette œuvre sensuelle où l’accent est mis sur les vendanges, la fabrication et la dégustation du vin.

« J’ai voulu faire partager cet émerveillement de voir naître les crus à partir du raisin. Peu de gens ont la chance de partager cette expérience et j’espère que les spectateurs de Ce qui nous lie retrouveront les sensations que nous avons éprouvées. »