«Wonder Woman»: Pourquoi la première superhéroïne ne plaît pas à tout le monde

SUPERHEROÏNE Patty Jenkins donne la vedette à une héroïne féministe, ce qui ne veut pas dire que son film exclut le public masculin, bien au contraire…

Caroline Vié

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Gal Gadot dans Wonder woman de Patty Jenkins
Gal Gadot dans Wonder woman de Patty Jenkins — Warner Bros

Wonder Woman n’est pas une femmelette ! Cette superhéroïne incarnée par la sublime actrice israélienne Gal Gadot méritait son film à part entière ! C’est fait, grâce à la réalisatrice Patty Jenkins qui fait entrer cette dame au caractère bien trempé dans la cour des grands justiciers de l’univers DC Comics.

Elevée par des amazones (Connie Nielsen et Robin Wright dans le cas présent) sur une île peuplée de femmes, la jeune Diana a le goût du combat bien avant de voler aux secours de l’humanité. Un beau soldat américain ( Chris Pine) l’initie au monde des hommes en même temps qu’aux horreurs de la Première Guerre mondiale.

Se démarquer des machos

William Moulton, qui créa Wonder Woman en 1941 pour se démarquer des superhéros machos, ne renierait sans doute pas cette adaptation où la jeune femme, idéaliste mais déterminée, fait le coup de poing dans les tranchées. L’auteur souhaitait « créer un personnage féminin avec toute la force de Superman plus l’allure d’une femme bonne et belle », comme il l’explique dans la publication The American Scholar en 1943.

Star du petit écran

Popularisée à la télé par la série mettant en scène Lynda Carter entre 1975 et 1979, Wonder Woman a marqué plusieurs générations de petites filles dont la réalisatrice Patty Jenkins. « Je rêvais de lui ressembler, explique-t-elle. Elle constituait un modèle épatant pour la fillette que j’étais. Nous n’avions alors que peu d’héroïnes dans lesquelles nous projeter. »

Go see @gal_gadot in the @wonderwomanfilm this weekend! You are going to love her! 😘

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Chassée de l’ONU

Féministe, Wonder Woman ? Sans aucun doute ! Son tempérament de guerrière a valu au personnage de devenir ambassadrice de l’ONU pour l’émancipation des femmes en 2016 ! Las, bientôt jugée trop blanche, trop pin-up et trop peu vêtue, elle n’est pas restée longtemps en place.

Une pétition a porté ses fruits et la superhéroïne s’est vue retirer son titre en décembre dernier au grand dam de sa dernière interprète en date qui a crié à l’injustice.

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Plébiscitée au ciné

L’amazone a, depuis, regagné toute sa popularité grâce au film de Patty Jenkins qui cartone au box-office américain. « Je n’ai pas voulu qu’elle ne parle qu’aux femmes, précise la réalisatrice. Wonder Woman est une héroïne positive qui invite chacun, femme ou homme, à trouver le héros caché en lui. » Sous les traits de la belle Gal Gadot, la superhéroïne s’impose comme une femme forte et sensible qui pourrait, quarante ans après la série, retrouver son statut de star des cours de récréation grâce au film.

Patty Jenkins, réalisatrice de Wonder Woman
Patty Jenkins, réalisatrice de Wonder Woman - Warner Bros