«Twin Peaks: Fire walk with me» permet d'en savoir encore plus sur la série

RESSORTIE David Lynch s'amuse dans ce long-métrage qui revient dans les salles, en marge de la diffusion sur Canal+ de la troisième saison de la série...

Caroline Vié

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Twin Peaks : Fire walk with me de David Lynch
Twin Peaks : Fire walk with me de David Lynch — Potemkine

Alors que la saison 3 de Twin Peaks est diffusée sur Canal + et que deux épisodes diffusés en présence de David Lynch ont envoûté le dernier  Festival de Cannes, Potemkine a la judicieuse idée de ressortir en salles et en 4 K, Twin Peaks : Fire walk with me réalisé par le maître en 1992. Ils en profitent pour distribuer en même temps son premier film, le poème délirant Eraserhead (1977).

Si l’action de ce long-métrage se situe avant celle de la première série, il a pourtant été tourné après et il est conseillé de connaître cette dernière avant de le déguster. Cela aide à apprécier pleinement le film qui offre des éléments d’explication sur les raisons de la mort de Laura Palmer dont le détective Dale Cooper cherchera les assassins dans le feuilleton.

Quand Lynch s’amuse en toute liberté

Un poste de télévision explosé dès le premier plan et le ton est donné. Lynch s’est totalement affranchi des codes narratifs du petit écran pour laisser libre cours à son délire et plonger le spectateur dans un univers fascinant et cauchemardesque. Ce thriller proche du cinéma expérimental suit les sept derniers jours jours de la délicieuse Laura. En plasticien très doué, il immerge le spectateur dans son monde vibrant de la musique d’Angelo Badalamenti.

Les jeux du roi David

Etrillé à Cannes lors de son passage en 1992 après avoir connu la consécration pour Sailor et Lula, Palme d’or en 1990, David Lynch a pris sa revanche cette année en étant acclamé sur la Croisette. Son Fire walk with me, intrigant, mérite largement d’être revu et réhabilité. Ne serait-ce que pour saisir toutes les références dont la saison 3 est truffée. C’est un jeu excitant en même temps qu’une dénonciation d’une Amérique corrompue que le cinéaste propose au spectateur. Le cauchemar n’est pas près de s’arrêter.