«The Jane Doe Identity»: Stephen King conseille de ne pas voir le film tout seul

HORREUR L’autopsie d’un cadavre de jeune femme tourne au cauchemar dans ce conte macabre primé à Gérardmer…

Caroline Vié

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Brian Cox et Emile Hirsch dans The Jane Doe Identity
Brian Cox et Emile Hirsch dans The Jane Doe Identity — Wild Bunch

Non, The Jane Doe Identity d’André Øvredal n’est pas un film d’espionnage à la Jason Bourne. Son titre original The Autopsy of Jane Doe (« L’autopsie de Jane Doe ») correspond davantage à sa vraie nature : un pur film d’horreur récompensé du prix du Jury jeunes au festival de Gérardmer avec Brian Cox et Emile Hirsch (Into the wild) dans les rôles principaux.

« Quand on leur amène un cadavre, deux médecins-légistes, un père et son fils, se mettent à pratiquer une autopsie, résume le producteur Eric Garcia. Dès lors, des phénomènes étranges et inquiétants se produisent dans la morgue. » Ce pitch alléchant débouche sur une belle réussite riche en frissons. 20 Minutes révèle ce qui différencie cet excellent film du tout-venant de la production horrifique.

Unité de lieu, unité de temps

Toute l’action du film se déroule dans la morgue en une seule nuit de pur cauchemar. Le spectateur est coincé avec les personnages dans ce lieu qui devient de plus en plus menaçant au fil de la projection.

Are you afraid of a dead body? #theautopsyofjanedoe #janedoe

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Deux grands acteurs

Brian Cox et Emile Hirsch se révèlent parfaitement complémentaires en père et fils tantôt complices ou antagonistes. Leurs rapports explosifs, très bien décrits, constituent l’un des moteurs de l’action.

Un cadavre pas comme les autres

Jane Doe, elle-même, est une grande réussite. Le corps de cette jeune femme à la beauté glaçante révèle progressivement ses secrets terrifiants aux deux héros impuissants devant l’ampleur de ses pouvoirs.

"Every body has a secret!" #theautopsyofjanedoe

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Une mise en scène au cordeau

André Øvredal n’abuse pas des effets de surprise et autres « jump-scares ». Le réalisateur norvégien deTroll Hunter (2010) fait monter la tension en s’appuyant sur la psychologie des personnages et sur des références solides comme Seven de David Fincher.

Une actrice incroyable

L’aspect de plus en plus impressionnant du cadavre de Jane Doe doit certes beaucoup à l’équipe des effets spéciaux mais aussi à la performance de la sculpturale Olwen Catherine Kelly qui est restée immobile pendant des heures pour l’incarner.

Le film est validé par Stephen King

Stephen King a adoré : « De l’horreur viscérale digne d’Alien et des premiers Cronenberg. Voyez-le, mais pas seul », affirme-t-il dans un tweet. Si un maître de l’épouvante a été aussi impressionné, c’est que cette Jane Doe fait vraiment peur.