«Le Festival de Cannes est tellement français», estime Julianne Moore

RENCONTRE « 20 Minutes » a croisé la star hollywoodienne lors d’un « Cinema and Beauty Talk » organisé par L’Oréal Paris, marque dont Julianne Moore est l’égérie…

De notre envoyée spéciale à Cannes, Anne Demoulin

— 

Julianne Moore à Cannes le 18 mai 2017.
Julianne Moore à Cannes le 18 mai 2017. — Arthur Mola/AP/SIPA

L’égérie L’Oréal Paris Julianne Moore a rencontré quelques journalistes, triés sur le volet, à l’occasion d’un Cinema and Beauty Talk, organisé par la marque cosmétique sur la plage juste en face du Martinez. A cette occasion, l’actrice, une habituée du Festival de Cannes, a raconté ses plus beaux souvenirs sur la Croisette. Morceaux choisis.

«Un honneur incroyable »

L’actrice a remporté en 2014 le prix d’interprétation pour sa prestation dans le film de David Cronenberg, Maps to the star. « Ce film est important pour moi parce que c’est avec ce long-métrage que j’ai remporté le prix d’interprétation », a plaisanté l’actrice. « C’est assez inhabituel qu’une actrice américaine gagne un prix à ce festival, c’est un festival tellement français. Pour moi, c’était quelque chose qui ne semblait pas possible. C’était un honneur incroyable ! », a-t-elle ajouté.

Quand l’actrice a monté les marches pour la projection de ce film, elle n’avait pas eu l’occasion de voir le montage final, ce qui est fréquent à Cannes. « Je me suis retrouvée assise juste à côté de David Cronenberg, le réalisateur du film. Et j’ai pensé : "Oh mon dieu, je dois regarder ce film pour la première fois juste à côté du réalisateur !" », a-t-elle confié.

La projection avait eu lieu à la séance de 22h : « Il faisait nuit mais David Cronenberg portait ses lunettes de soleil. Je me suis rendu compte qu’il les avait gardées parce qu’il est nerveux sur le tapis rouge. C’est quelque chose d’assez incroyable de voir ça chez un merveilleux, et incroyable cinéaste accompli », a raconté l’actrice. « Venir à Cannes, c’est un gros truc. C’est important, il y a beaucoup de presse », a-t-elle continué.

« J’ai failli tomber à la renverse »

L’actrice n’a pas assisté à la cérémonie de clôture et n’a pas reçu en mains propres le prix. « J’étais resté à Cannes sept jours et je venais juste de rentrer chez moi dans ma maison près de la plage à Long Island dans l’Etat de New York, j’ai reçu un message me disant : "Il faut que tu reviennes", je me suis dit : "no way" », se souvient-elle. Lorsqu’elle apprend par un coup de fil du scénariste Bruce Wagner qu’elle a remporté le Prix d’interprétation : « J’ai failli tomber à la renverse », dit-elle.

L’actrice est venue à Cannes présenter pour cette 70e édition le film de Todd Haynes, Wonderstruck. « Le premier film que j’ai fait avec lui était un tout petit film indépendant, moins d’un million de dollars, c’était mon premier grand rôle », se rappelle-t-elle. Il s’agissait de Safe, sélectionné en 1995 à la Quinzaine des réalisateurs.

« C’est mon quatrième film avec lui et nous sommes à Cannes tous les deux et j’en suis heureuse. Etre ici, avec un réalisateur avec lequel j’ai commencé très tôt dans ma carrière, c’est important », a-t-elle raconté.

Cannes est « un endroit où l’on célèbre le cinéma et où l’on rencontre des gens, c’est aussi l’occasion de voir les gens s’amuser sur la plage et de travailler en même temps ! », a-t-elle plaisanté avant de conclure : « Les festivals sont importants dans le cinéma. Etre là quand le festival célèbre ses 70 ans, ça a du sens. Si l’on pense à tous les acteurs qui ont pris la pose sur cette plage, on se dit : "oh mon Dieu, ils ont tous été là !" »