Sofia Coppola, confiante, ne flippe pas avant la projection des «Proies»

COMPÉTITION La réalisatrice de «Marie-Antoinette» est sereine après l'accueil chaleureux de son film par la presse...

Caroline Vié

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Nicole Kidman dans Les Proies de Sofia Coppola
Nicole Kidman dans Les Proies de Sofia Coppola — Universal Pictures France

Sofia Coppola n’a pas que de bons souvenirs de Cannes : si elle y a été portée aux nues pour Virgin Suicide (1999), la réalisatrice s’est carrément fait huer au moment de Marie-Antoinette (2006). Elle n’est pourtant pas nerveuse avant la projection des Proies. « Le thème de ce nouveau film qui se déroule pendant la guerre de Sécession a moins de raison de faire polémique chez le public français », explique-t-elle à 20 Minutes.

Des femmes au pouvoir

La directrice d’un pensionnat de jeunes filles isolé y recueille un soldat blessé (Colin Farrell) dont la présence virile déclenche des convoitises dans cet univers féminin. « Je trouvais intéressant de raconter cette histoire du point de vue des femmes et que ce soit l’homme qui est traité comme un objet de désir », explique-t-elle. Nicole Kidman, nouvelle venue, chez Coppola fille mène une danse macabre et sensuelle en entraînant deux fidèles de la cinéaste, Kirsten Dunst et Elle Fanning qu’elle a découvertes.

Rassurée avant la grande projection

« J’étais inquiète ce matin mais on m’a confirmé que la projection de presse avait été très applaudie alors je suis sereine pour assister à la soirée de gala. C’est épatant d’être là avec toute mon équipe et de voir enfin le film sur un très grand écran. » Sofia ne se voit pourtant pas remporter la troisième Palme d’or du clan Coppola (son père Francis Ford en a eu deux). « C’est gentil d’y penser pour moi mais j’estime ne pas en être encore là », avoue-t-elle. On verra si le jury partage son opinion.