Barry Keoghan, la révélation de «Mise à mort du cerf sacré» découvre le festival

COMPETITION A 24 printemps, le jeune acteur prometteur vole la vedette à Nicole Kidman et Colin Farrell…

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Barry Keoghan découvre la gloire sur la terrasse Mouton-Cadet
Barry Keoghan découvre la gloire sur la terrasse Mouton-Cadet — Caroline Vié

C’est toujours drôle de rencontrer quelqu’un qui n’est pas encore rompu à l’exercice de l’interview. A 24 ans, Barry Keoghan trouve son premier grand rôle dans Mise à mort du cerf sacré de Yorgos Lanthimos où il joue un ado glaçant qui persécute le couple formé par Nicole Kidman et Colin Farrell. Il voit arriver ses premiers journalistes avec un mélange d’inquiétude et de ravissement. « Je n’ai pas l’habitude. J’espère que je ne vais pas dire d’âneries », dit-il avec un délicieux accent irlandais.

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Un rôle contre sa nature

Ce jeune homme souriant n’a vraiment rien à voir avec le psychopathe du film… « Nicole Kidman et Colin Farrell m’ont pris sous leur aile sur le plateau, ce qui était paradoxal vu que, dans le film, je persécute leur famille. Je joue vraiment un sale gamin de 16 ans doté d’un étrange pouvoir. » S’immisçant dans la vie de ces gens trop parfaits pour la faire voler en éclat. « C’est gratifiant d’incarner un méchant de ce calibre même si je devais agir contre ma nature. Mon personnage est dévoré par un désir de vengeance. »

A la découverte de la gloire

Ce rôle écrasant devrait changer la vie de jeune homme timide qui veut se faire tatouer un point d’interrogation sur la poitrine. « J’en suis conscient et même si je suis mort de trouille, je m’en réjouis car cela veut dire que les gens apprécieront mon travail. » Il sera bientôt à l’affiche de Dunkerque de Christopher Nolan. Quand il pense à son avenir, Barry se rêve comme « mélange d’Al Pacino et de Leonardo Di Caprio même si je n’ai pas leur talent. » Le sien, prometteur, ne demande qu’à mûrir.