John Cameron Mitchell : « Etre en compétition serait allé à l’encontre de l’esprit punk de mon film »

Festival de Cannes «How to talk to girls at parties» mélange science-fiction et musique punk pour un délire revigorant...

De notre envoyée spéciale à Cannes, Caroline Vié

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Elle Fanning dans How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell
Elle Fanning dans How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell — ARP Sélection

John Cameron Mitchell s’est éclaté comme une brute en faisant se rencontrer des punks des années 1970 et une extraterrestre dans How to talk to girls at parties. Le réalisateur de Hedwig and the angry Inch (2001) et de Short bus (2006) s’y est offert un casting cinq étoiles. Elle Fanning et Nicole Kidman qu’il avait déjà dirigée dans Rabbit hole (2011), s'y donnent à fond.

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Punk jusqu’au bout de l’épingle à nourrice

Pas question pour autant de faire partie de la compétition pour ce cinéaste rebelle. « J’ai demandé qu’on ne m’y inclut pas car être en compétition aurait été contraire à l’esprit punk de mon film », explique-il. C’est donc sans aucune pression qu’il a profité de l’accueil chaleureux que son film a reçu sur la Croisette où les festivaliers ont ri de bon cœur après une montée des marches haute en couleurs.

Beaucoup de fantasie dans un monde brutal

« Mettre un peu de fantaisie, de joie et de musique dans le festival était ma principale ambition. Je serais tellement heureux si mon film pouvait faire découvrir et aimer les comédies musicales. On a un besoin urgent de fantaisie à notre époque. » Et de la fantaisie, il y en a dans ce délire où Elle Fanning se promène en costume de latex jaune canari et où Nicole Kidman s’est fait un look punk ahurissant.

Punk is not dead

«Si le punk a disparu aujourd'hui, on peut toujours comprendre la colère et la folie qui animaient cette période», précise la cinéaste. Il l'a fait renaître avec une énergie galvanisante donnant envie de voyager dans le temps. «C'est la force du festival de Cannes que de pouvoir montrer des délires comme le mien et des œuvres plus sérieuses en prise avec le monde actuel», explique John Cameron Mitchell qui a très envie de voir 120 battements par minutes  de Robin Campillo dès qu'il aura fini de promouvoir son propre film.