Guy Ritchie imagine le roi Arthur en «bad boy qui se découvre un potentiel pour jouer les héros»

AVENTURES Le réalisateur de « Sherlock Holmes » modernise la légende arthurienne en dirigeant le dynamique Charlie Hunnam…

Caroline Vié

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Charlie Hunnam dans Le roi Arthur de Guy Ritchie
Charlie Hunnam dans Le roi Arthur de Guy Ritchie — Warner Bros

Guy Ritchie est clair. Avec Le roi Arthur, il a voulu moderniser la légende de la Table ronde et la rendre accessible au public actuel. C’est Charlie Hunnam, découvert dans la série Sons of Anarchy et vu récemment dans Lost city of Zde James Gray, qui sort l’épée magique Excalibur du rocher et doit batailler contre son oncle félon incarné par Jude Law pour prendre le pouvoir.

« Guy m’a engagé, quand au moment du casting, je lui ai dit que j’étais prêt à affronter les autres postulants en combat singulier, raconte le comédien à 20 Minutes. Il ne m’a heureusement pas demandé de le faire pour de vrai, mais il m’a avoué avoir vu dans mes yeux la détermination qu’il souhaitait pour le personnage. » Ritchie avait une conception originale du futur souverain : « Arthur est un bad boy qui se découvre un potentiel pour jouer les héros ».

Le roi Arthur en bad boy

Avec son franc-parler et son goût pour la bagarre, le roi Arthur de Ritchie n’est pas si éloigné des mauvais garçons que le réalisateur décrivait dans Arnaques, crimes et botanique (1998) et Snatch (2000). « Personne ne s’intéresse à quelqu’un de trop lisse. Arthur n’est pas un aristocrate né : il doit gagner sa place et c’est cet itinéraire que je voulais montrer. » Charlie Hunnam a bien compris ce personnage en pleine mutation. « Pour accomplir sa destinée, il doit se livrer à un travail sur lui-même, un peu comme je le fais moi-même pour chaque rôle. »

Charlie Hunnam at the LA premiere for his film- King Arthur: the Legend of the Sword [May 8, 2017]

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Entre l’inné et l’acquis

Le comédien a travaillé dur, multipliant les séances d’entraînement pour être crédible pendant les scènes d’action. « L’expérience m’a appris que l’acquis obtenu en bossant vous permet de mieux tenir la route que de vous laisser vivre sur vos capacités ! C’est ce que découvre aussi Arthur, ce qui lui permettra d’être un grand souverain. » A 37 ans, Hunnam a l’étoffe de ce héros en devenir tandis qu’il entraîne ses hommes vers leur légende à grand renfort de bagarres filmées par le réalisateur de Sherlock Holmes (2012).

Arthur dans une suite ?

« Quand j’étais gamin, je m’imaginais dans la peau d’Arthur en regardant Excalibur de John Boorman en boucle, raconte Charlie Hunnam. Cela m’amuse de me dire que c’est maintenant moi que des bambins vont pouvoir imiter ! » Le rôle pourrait bien lui coller à la peau car Guy Ritchie a déjà dans sa manche les idées d’une suite pour les aventures du roi Arthur.