« Un fêtard ne pourrait plus être au pouvoir »

INTERVIEW L'acteur Tom Hanks, à l'affiche du film «La Guerre selon Charlie»...

Recueilli par Caroline Vié

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L'acteur Tom Hanks, présente le film «La Guerre selon Charlie», dans lequel il incarne un membre du Congrès américain fantasque. Rencontre.


Qui est Charlie Wilson?

Un membre du Congrès qui a convaincu le gouvernement américain de financer la résistance afghane dans les années 1980. C'est aussi une sacrée personnalité qui n'hésitait pas à se montrer un verre à la main avec de jolies filles à son bras !

Comment a-t-il réagi en apprenant que vous joueriez son rôle?

J'espère qu'il était flatté ! En fait, je crois qu'il était surtout content de voir son alter ego cinématographique coucher avec celle qui joue son amie Joanne Herring à l'écran : Julia Roberts. Il est pourtant resté très discret sur ses rapports avec la véritable Joanne. Pas moyen de lui faire cracher s'ils ont eu ou non une liaison !

Est-il intervenu sur le scénario?

Constamment, et ça nous a été précieux. Charlie a d'abord eu beaucoup de mal à comprendre la différence entre écriture cinémato­graphique et réalité. Au cinéma, on est obligé de condenser l'action... Il a finalement été satisfait de voir que nous restions fidèles à l'esprit des événements, même si nous ne pouvions pas tout détailler.

Avez-vous parlé de la politique actuelle?

Bien sûr, et Charlie est sidéré de voir à quel point les choses ont changé. Aujourd'hui, un fêtard impénitent comme lui ne pourrait pas être au pouvoir. Les gens attachent plus d'importance aux apparences qu'au travail effectué. Les politiciens passent plus de temps à chercher un financement qu'à faire leur boulot.

Où en êtes-vous d'Anges et démons, la suite de Da Vinci Code?

On a bien avancé et on attend la fin de la grève des scénaristes pour poursuivre. Les films ne se font pas en se tournant les pouces : on a vraiment besoin des scénaristes ! J'espère qu'ils vont obtenir très vite satisfaction pour qu'on puisse se remettre au travail. Il est vraiment temps que les négociations reprennent pour le bien de toute la profession.