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SCIENCE-FICTIONVIDEO. La créature d'«Alien: Covenant» retrouve tout son mordant

VIDEO. Comment «Alien: Covenant» rajeunit une créature qui fêtera bientôt ses 40 ans

SCIENCE-FICTION
« Alien: Convenant » permet à Ridley Scott de bénéficier des progrès du numérique pour faire évoluer son extraterrestre…
Alien: Convenant de Ridley Scott
Alien: Convenant de Ridley Scott - 20th Century Fox
Caroline Vié

Caroline Vié

Près de quarante ans après Alien, le huitième passager (1979), Ridley Scott donne un prologue aux aventures d’un monstre pas commode en révélant ses origines. Alien : Covenant envoie des humains affronter des créatures pour la plus grande joie de fans qui auront le bonheur de retrouver leurs marques tout en étant constamment surpris.

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« Les effets spéciaux ont évolué, explique le cinéaste à 20 Minutes. Le premier Alien était un grand gars que j’avais repéré dans un pub et qu’il a fallu faire entrer dans un costume en latex alors qu’aujourd’hui, le numérique nous simplifie grandement la vie ! » Sir Ridley a eu beaucoup de plus de liberté pour faire agir sa bestiole comme il le souhaitait.

Moins de contraintes

« Son Alien d’hier, Ridley Scott le filme de façon moderne car le digital l’a libéré : il peut maintenant placer sa caméra où il le souhaite sans être contraint par la technique », explique Alexandre Poncet, coauteur avec Gilles Penso du Complexe de Frankenstein, remarquable documentaire consacré aux effets spéciaux cinématographiques (Ed. Mad Movies/Carlotta).

Le spectateur familier de la saga est d’autant plus effrayé qu’il sait de quoi de tels monstres sont capables, tandis que les néophytes se retrouvent dans la même position que des héros découvrant progressivement à quel point ils sont féroces.

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De l’ancien et du nouveau

« Il est ironique de se dire que Ridley Scott a utilisé le numérique pour refaire sa créature à l’identique, mais pour lui c’est aussi une façon de rendre hommage à H.R. Giger qui l’a dessinée, précise Alexandre Poncet. L’un des héros, à la fois poète et destructeur, fait directement référence à Giger. » On reconnaît parfaitement l’univers créé par le grand artiste suisse décédé en 2014, mais le cinéaste s’est aussi offert quelques nouveautés. « J’ai ajouté des créatures blafardes, presque translucides, librement inspirées du requin lutin, respectant le look de départ mais qui me semblent encore plus terrifiantes car elles ont un côté humanoïde vraiment dérangeant », détaille Ridley Scott.

Designer et cinéaste

« L’Alien avait évolué dès le deuxième volet de la saga réalisé en 1986 par James Cameron », estime Alexandre Poncet. En choisissant de réaliser une préquelle plutôt qu’une suite, Ridley Scott a pu conserver sa propre imagerie, ce qui ne l’empêche pas de livrer des scènes d’action digne de son cadet. « Il n’est pas passéiste, il parvient à moderniser sa façon de filmer pour la rendre toujours plus excitante », martèle Alexandre Poncet. « Au moment du Huitième passager, je me sentais encore davantage designer que cinéaste », avoue de son côté Ridley Scott, qui estime « avoir fait quelques progrès depuis ».

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Des bisous meurtriers

Ridley Scott est passé maître dans l’art de faire monter le suspense quitte à retourner quelques scènes rappelant clairement le premier film. On pense notamment au retour des « facehugggers » aux bisous si redoutables qu’on a envie de crier « attention » aux héros qui tentent de s’en approcher ! « Alien est une histoire sans fin, déclare Ridley Scott, car il est une métaphore de ce que les humains peuvent créer de beau et de dangereux. » Cette nouvelle apparition de la créature donne envie de partager de nouveau très vite ces repas au cinéma.

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