«Mission impossible 6»: Quand un apiculteur sauve le tournage à Paris

CINEMA Les hélicoptères de la production menaçaient les ruches installées à Bercy...

M.C.

— 

Le tournage de «Mission Impossible 6» au-dessus de Bercy, le 8 avril 2017.
Le tournage de «Mission Impossible 6» au-dessus de Bercy, le 8 avril 2017. — Houpline Renard/SIPA

Le vrai héros du prochain Mission Impossible, c’est peut-être lui. Alors que le sixième opus cinématographique de la saga d’espionnage a posé ses caméras à Paris pour quelques semaines (la sortie est pour 2018), il a résolu dare-dare le problème épineux qui menaçait le tournage. Cet homme, c’est Marc Perret, l’apiculteur du ministère de l’Economie.

>> A lire aussi : Les Parisiens à la poursuite de Tom Cruise tout le week-end

Pour l’une des scènes filmées dans la capitale, Tom Cruise devait réaliser une cascade aérienne au-dessus de l’héliport de Bercy. C’était oublier un peu vite les nouvelles occupantes du lieu déserté par les hélicoptères depuis bien longtemps : des abeilles, locataires des ruches installées par Michel Sapin en 2015 sous l’héliport.

Les abeilles étaient « mal en point »

Comme le rapporte RTL, le ministre de l’Economie n’était pas vraiment enthousiasmé par l’idée de voir butiner les gros insectes d’acier au-dessus de ses protégées. C’est là que Marc Perret est intervenu, proposant et acceptant au passage la mission de déplacer ces dames le temps du tournage, dont les retombées sont évaluées à 25 millions d’euros par la mairie de Paris.

« Le survol de très gros hélicoptères pendant plusieurs jours au-dessus des ruches, juste à l’aplomb, n’était pas envisageable, confirme l’apiculteur au site franceinfo. Je les ai donc retirées pour permettre le tournage. »

Du côté du ministre, on se défend d’avoir voulu mettre du miel dans les ailes d’Ethan Hunt : « Il n’a jamais été question d’interdire le tournage. Michel Sapin s’est juste inquiété de la manière dont on allait déménager les abeilles d’un point à un autre », explique son entourage au Huffington Post. Il précise que les nouvelles locataires de Bercy, déjà « mal en point » avaient besoin d’être mises au vert.