«Mes vies de chien»: Un film au poil où les toutous sont stars

OUAF Réalisé par Lasse Hallström, cinéaste complice de nos amis à quatre pattes, « Mes vies de chien » les met en vedette avec une grande tendresse…

Caroline Vié
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Dennis Quaid dans Mes vies de chien de Lasse Halström
Dennis Quaid dans Mes vies de chien de Lasse Halström — Metropolitan Film export

Ils sont nombreux mais ils ne font qu’un ! Si le toutou de Mes vies de chien de Lasse Hallström change d’apparence, c’est parce qu’il se réincarne à plusieurs reprises pour retrouver son maître. Berger allemand, golden retriever ou corgi, il découvre des existences fort différentes, des années 1960 à nos jours et les commente avec la voix de Josh Gad (en anglais).


Seule constante au cours de ses diverses vies : son amour inconditionnel pour le garçon qui l’a adopté en 1962 et qui va prendre tour à tour l’apparence de Dennis Quaid, K.J. Appa et Bryce Gheisar. Si de mauvaises langues ont accusé la production d’avoir maltraité un berger allemand, ces rumeurs ont été totalement désamorcées : les amoureux des animaux pourront profiter du film sans la moindre réticence.


Un réalisateur qui a du chien

Lasse Hallström s’y entend en termes de canidés. Le cinéaste suédois s’est fait connaître à l’international grâce à Ma vie de chien (1985), deux fois cité à l’Oscar. « J’ai toujours eu des chiens, ce qui explique ma passion pour eux, raconte-t-il. Contrairement à l’adage qui prétend qu’ils sont difficiles à diriger, ce sont des acteurs épatants en même temps que de merveilleux compagnons de vie. » Plus récemment, Hallström a aussi réalisé Hatchi (2009) sur l’histoire vraie du chien nippon Hatchiko devenu célèbre pour avoir attendu son maître (campé par Richard Gere) devant une gare de Tokyo après la mort de ce dernier.

Des stars à poils

Bailey, le héros de Mes vies de chien, change de race et d’apparence au fur et à mesure du récit. « Il fallait que l’on croit qu’il s’agit toujours du même chien, que c’est son âme qui passe d’un animal à l’autre. Il était donc indispensable que les spectateurs puissent le reconnaître », insiste Lasse Hallström adaptant ici un best-seller de W. Bruce Cameron. Il a chargé Mark Forbes, qui s’était notamment illustré sur Marley & Moi (2009) de recruter les stars à quatre pattes et s’est livré à un casting draconien pour sélectionner les stars à quatre pattes.


Un lien indestructible

Les acteurs et l’équipe ont tous craqué pour les chiens du film. « Le plus dur a été de s’en séparer, reconnaît Lasse Hallström. C’est de ce lien inexplicable mais si profond qu’on entretient avec eux que parle Mes vies de chien. » Les fans de chats seront peut-être moins réceptifs devant cette chronique dominée par leurs rivaux domestiques. Mais l’humour bon enfant et les émotions à fleur de peau de cette histoire ont de quoi plaire au plus grand nombre.