«La Reine des Neiges»: A l'origine, le scénario et la fin du film d'animation étaient bien différents

COULISSES «Quand nous avons commencé, Anna et Elsa n’étaient pas sœurs. Elles n’étaient même pas de sang royal», a ainsi expliqué le producteur du long-métrage d’animation de Disney, Peter Del Vecho...

20 Minutes avec agence
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Extrait du film d'animation de Disney «La Reine des neiges».
Extrait du film d'animation de Disney «La Reine des neiges». — The Walt Disney Company

Véritable carton au cinéma et lors de sa diffusion en décembre à la télévision, La Reine des Neiges est passé par de multiples changements avant de connaître son scénario final. « Quand nous avons commencé, Anna et Elsa n’étaient pas sœurs. Elles n’étaient même pas de sang royal », a ainsi expliqué le producteur du long-métrage d’animation de Disney, Peter Del Vecho, dans une interview accordée au site américain Entertainment Weekly.

En fait, « Elsa s’était autoproclamée Reine des Neiges et c’était une méchante, un personnage vraiment diabolique ». Trompée par son fiancé et abandonnée devant l’autel le jour de son mariage, elle avait gelé son cœur en se promettant de ne plus jamais tomber amoureuse.

« Nous n’avions aucun attachement émotionnel envers Elsa »

« La fin, elle, devait impliquer une bataille épique avec de gigantesques montres des neiges créés par Elsa pour constituer son armée », ajoute le producteur. Mais, toujours dans ce scénario, un retournement de situation était prévu : le « méchant » n’était en fait pas Elsa mais Hans, prêt à déclencher une avalanche pour engloutir le royaume d’Arendelle.

De son côté, Anna finissait par demander de l’aide à Elsa. Un dénouement qui n’a pas été retenu par les équipes du film. La raison ? « Nous n’avions aucun attachement émotionnel envers Elsa. On ne l’aimait pas car elle avait passé tout le film à être méchante ». Les réalisateurs ont alors décidé de faire d’Anna et d’Elsa des sœurs, cette dernière étant en fait un personnage terrifié par ses propres pouvoirs.

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Ainsi, « nous avions désormais Anna, un personnage qui représentait l’amour, et Elsa, qui représentait la peur. Ça nous a conduits à faire d’Elsa un personnage pour lequel on avait beaucoup plus d’empathie, et à la place du thème traditionnel du bien contre le mal, nous en avions un autre qui nous semblait plus acceptable : l’amour contre la peur », conclut Peter Del Vecho.