Lars von Trier négocie son retour à Cannes

POLEMIQUE Le cinéaste danois controversé veut revenir sur la Croisette en 2018…

20 Minutes avec agences

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Lars von Trier à la Berlinale
Lars von Trier à la Berlinale — WENN

Lars von Trier retrouvera-t-il les bonnes grâces du Festival de Cannes ? Le cinéaste danois, palmé en 2000 pour Dancer in the Dark et plusieurs fois primé lors du plus prestigieux festival du monde, s’était pourtant retrouvé persona non grata sur le tapis rouge en 2011.

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La raison ? Assez simple. Coutumier des polémiques diverses, le réalisateur avait glacé le sang des festivaliers en déclarant qu’il s’était découvert « Nazi » et qu’il « comprenait Hitler » en réponse à un journaliste dont les questions l’avaient visiblement agacé.

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Ses réponses provocantes avaient agacé l’organisation du festival qui lui avait gentiment fait comprendre qu’il n’était plus spécialement bienvenu. Si ça n’avait pas dérangé le réalisateur au moment de la sortie de son sulfureux Nymphomaniac, il semblerait qu’il aimerait bien offrir un peu de visibilité à son prochain film, The House That Jack Built, qu’il tourne actuellement avec Matt Dillon et Uma Thurman. A l’occasion d’une conférence de presse donnée pour le début du tournage, le réalisateur a confié qu’il était possible qu’il vise Cannes avec ce film qui, d’après ses propres mots, pourrait être son « plus traditionnel ». « J’ai discuté avec les gens que je connais à Cannes, et… ouais, peut-être », a-t-il déclaré, selon le Guardian.

Le maître du chaos

Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, impossible de retirer à Lars von Trier son sens de la provocation légendaire et son sens de l’humour pas toujours perceptible. Après s’être sorti de sa « trilogie de la dépression » – Antichrist, Melancholia et Nymphomaniac – le réalisateur semble fin prêt à retourner à certaines de ses premières amours.

Aujourd’hui, il oublie Charlotte Gainsbourg, sa muse le temps de trois films, pour se pencher à nouveau sur l’Amérique en évoquant dans The House That Jack Built, une série de crimes située dans les années 70 aux Etats-Unis.

Ayant déjà pris le pays pour cible dans un projet de trilogie inaboutie intitulée USA – Land of Opportunities, qui comptait Dogville et Manderlay, il se pourrait que ce nouveau film vienne y mettre un terme. En effet, alors que le troisième volet devait s’appeler Washington, Lars von Trier a déjà expliqué que The House That Jack Built s’inspirerait de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. De quoi faire de l’œil au Festival de Cannes, mais pas forcément au nouveau président des Etats-Unis.