Michel Jonasz: «"Baby Phone" n'est pas qu'une comédie, c'est aussi une histoire d'amour»

COMEDIE Le chanteur vole la vedette à ses partenaires dans la comédie «Baby Phone» d'Olivier Casas...

Caroline Vié

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Medi Sadoun et Michel Jonasz dans Baby Phone d'Olivier Casas
Medi Sadoun et Michel Jonasz dans Baby Phone d'Olivier Casas — La Belle Company

Michel Jonasz dort pendant une partie de Baby Phone d' Olivier Casas. Dans la peau d’un papa qu’on croit gâteux, il sommeille sur sa chaise avant d’ouvrir les yeux pour voler la vedette à ses partenaires :  Medi Sadoun, Pascal Demolon et Anne Marivin.

Il suffit que deux invités d’un dîner fassent des commentaires peu flatteurs sur leurs hôtes dans la chambre du bébé en oubliant que le baby-phone retransmet leurs paroles pour que la soirée tourne au jeu de massacre. « Michel est la Rolls des partenaires qui apporte un peu de bienveillance dans toute cette affaire », précise Pascal Demolon. A 70 printemps, le comédien qui est actuellement sur la scène du théâtre du Gymnase dans Le fantôme de la rue Papillon, s’est confié à 20 Minutes sur son plaisir de faire l’acteur.

Ce n’était pas frustrant de dormir pendant une partie du film ?

Cela me permettait de penser à mon personnage tout en écoutant les autres se disputer. Je me préparais pour jouer ma partie car il s’agit des premières scènes que j’ai tournées. Il m’arrivait de sourire en me disant que j’étais payé pour somnoler.

Michel Jonasz et son magnifique regard @20minutesfrance @labellecompany #babyphone

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Vous avez des points communs avec l’homme que vous incarnez ?

Comme lui, j’ai tendance à être un papa poule qui aime arrondir les angles pour gommer les petits tracas du quotidien. C’était jouissif de lui donner vie car le film n’est pas qu’une comédie, c’est aussi une histoire d’amour, d’amitié et de famille où chacun va apprendre des choses sur les autres et sur lui-même.

C’est cela qui vous a attiré ?

J’ai apprécié que l’histoire soit presque un huis clos et que, sous couvert de gags, elle brasse des thèmes et des émotions plus sérieux. Le film questionne sur la force qui fait que certains sentiments peuvent résister aux aléas de l’existence. Cela permet de brasser toutes sortes d’émotions.

Jouer la comédie, c’est important pour vous ?

C’est la carrière dont j’ai rêvé avant de me lancer dans la musique. D’ailleurs, il m’arrive de jouer de petits sketches pendant mes concerts. C’est Eli Chouraqui qui m’a donné ma première chance à l’écran avec Qu’est-ce qui fait courir David ? et j’ai adoré ça.

Était-il difficile de mener les deux carrières de front ?

En France, on a souvent eu tendance à compartimenter : la musique d’un côté, le cinéma de l’autre mais cela tend à changer. Il ne me semble pas que les deux métiers soient très différents puisque dans les deux cas, il s’agit de se servir de son corps et de sa voix pour raconter des histoires.