Ewan McGregor: «Le coup de vieux des acteurs dans "Trainspotting 2" sert le film»

COMEDIE Toute la petite bande de «Trainspotting» est de nouveau présente pour la suite du film, vingt ans après...

Caroline Vié

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Jonny Lee Miller et Ewan Mc Gregor dans T2 Trainspotting
Jonny Lee Miller et Ewan Mc Gregor dans T2 Trainspotting — Sony Pictures

Ils sont (re) venus et sont tous là ! Renton (Ewan McGregor), Sick Boy ( Jonny Lee Miller), Begbie ( Robert Carlisle) et Spud ( Ewen Bremmer), les héros du Trainspotting de Danny Boyle (qui vient de ressortir dans une belle édition vidéo chez Universal) sont de retour au grand complet dans T2 : une réussite brillante, nostalgique et profondément jouissive.

Leurs nouvelles aventures se déroulent vingt ans après le premier volet et sont toujours inspirées de l’univers d’Irvine Welsh. « J’avoue avoir reçu un choc quans j’ai mesuré le temps passé. Je crois que notre coup de vieux à tous sert le film », confie Ewan McGregor à 20 Minutes. Après une spectaculaire chute sur un tapis de course, son personnage retourne à Édimbourg où il retrouve les potes qu’il avait arnaqués à la fin du premier opus.

Toi non plus tu n’as pas changé…

Ces vieux copains n’ont pas vraiment changé. Begbie, toujours aussi colérique, envisage de s’évader de prison, Spud, toujours aussi défoncé, veut mourir et Sick Boy, toujours aussi magouilleur, prostitue sa petite amie (Anjela Nedyalkova) tout en rêvant d’une arnaque lucrative. « Ils sont les mêmes, mais ils n’ont plus l’énergie de leurs 20 ans. C’est ce décalage qui m’a semblé intéressant, explique Danny Boyle. J’ai eu de la chance que tous les acteurs voient les choses comme moi. »

Begbie, la fureur faite homme

De tous, c’est Robert Carlyle qui se révèle le plus impressionnant en ancien détenu aux crises de violence incontrôlables. « J’ai immédiatement renoué avec la fureur qui dévore Begbie. J’étais même étonné car j’avais oublié à quel point ce gars peut être dangereux. J’ai d’ailleurs évité de voir mes enfants pendant le tournage, car j’avais peur que ses mauvaises ondes rejaillissent sur eux. » Le comédien effrayait même ses partenaires. « Il m’est arrivé de me sentir soulagé quand Danny Boyle arrêtait une prise », se souvient McGregor.

Robert Carlisle dans T2 Trainspotting de Danny Boyle
Robert Carlisle dans T2 Trainspotting de Danny Boyle - Sony Pictures

Renton, magouilleur cupide

Ce dernier a gardé son aspect juvénile pour renouer avec le cupide Renton dont la réussite à l’étranger n’est pas aussi éclatante qu’il tente de le faire croire. « J’ai insisté sur sa transformation physique, celle d’un homme qui essaye de donner le change alors qu’en fait, il est aussi ringard que les amis qu’il a trahis », explique Ewan McGregor. A la fois effrayé à l’idée de retomber sur Begbie qui a juré de lui faire la peau et excité à celle de s’enrichir avec Sick Boy, son personnage constitue un joyeux mélange de charme quand il porte secours à Spud et de lâcheté face à la rage de son ennemi juré.

Sick Boy, l’exploiteur dépassé

Quant à Sick Boy, Jonny Lee Miller lui apporte une absence de sens moral réjouissant. « On a tous connu des gens comme Sick Boy qui refuse vieillir sans se rendre compte qu’il est totalement dépassé », raconte l’acteur. Une bande-son superbe et ce qu’il faut de références à Trainspotting combleront les fans du premier opus. « Nous étions heureux de ne nous retrouver avec Danny et j’aime à penser que cela se ressent à l’écran », insiste Ewan McGregor. Et tous d’admettre qu’un T3 ne serait pas pour leur déplaire, ce que le triomphe du film en Grande-Bretagne pourrait rapidement confirmer.