«Passengers»: «Jennifer Lawrence? La meilleure personne avec qui être perdu dans l’espace», estime Chris Pratt

SCIENCE-FICTION Jennifer Lawrence et Chris Pratt sont perdus, seuls, loin de la Terre pour « Passengers », un film à suspense bourré d’effets spéciaux…

Caroline Vié
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Chris Pratt et Jennifer Lawrence dans Passengers de Morten Tydlum
Chris Pratt et Jennifer Lawrence dans Passengers de Morten Tydlum — Sony Pictures

Jennifer Lawrence et Chris Pratt se retrouvent seuls dans un vaisseau spatial pour Passengers de Morten Tydlum. Ces pionniers voyageant vers une nouvelle planète ont eu un souci de cryogénisation et doivent donc apprendre à survivre en duo pendant des années sur ce paquebot de l’espace.


Le réalisateur d’Imitation Game (2015) confronte des personnages qui n’ont pas grand-chose en commun à l’isolement et au désespoir quand ils comprennent qu’ils seront morts au moment de l’arrivée à destination près de 90 ans plus tard.

Complices à la ville

Venus à Paris pour défendre les couleurs du film, Chris Pratt et Jennifer Lawrence semblent avoir forgé une réelle amitié à la ville. « Je ne me verrais pas partir pour une autre planète car je suis marié et père de famille. Je ne le ferais qui si c’était aussi sûr que pratiquer la plongée », déclare Chris Pratt à 20 Minutes. Jennifer Lawrence semble plus intéressée. « Cela serait passionnant même si je ne pourrais sans doute pas exercer ma profession de comédienne », plaisante-t-elle.


Changer de vie

Dans le film, elle incarne une romancière espérant l’inspiration dans une autre galaxie tandis qu’il joue un ouvrier rêvant de trouver un emploi plus lucratif sur place. « Cela s’est vu de tout temps, des hommes et des femmes rêvant de recommencer leurs vies ailleurs. Transposer ce sujet dans ce contexte le rend plus existant », explique Chris Pratt. Le choc de leurs personnalités va faire des étincelles car ils sont tous deux dotés de forts caractères et d’idées arrêtées.


Un hommage à Kubrick

Des décors gigantesques occupant sept plateaux ont permis aux comédiens d’être totalement dépaysés. « On se serait cru dans Shining (1980), un film auquel le réalisateur se référait souvent car il est fan de Stanley Kubrick », se souvient Jennifer Lawrence. Des séquences fantomatiques dans un bar tenu par un robot flegmatique ( Michael Sheen) évoquent ce film. « Nous avons même offert un livre sur Kubrick à Morten à la fin du tournage et toute l’équipe l’a signé », raconte Chris Pratt.


Des conditions difficiles

Les comédiens n’ont pas hésité à payer de leurs personnes pour les scènes d’action du film. Chris Pratt a dû enfiler une combinaison spatiale pour entrer dans un caisson éclairé par des LED afin de simuler ses sorties dans l’espace. « Elle pesait plus de trente kilos et j’en ressortais épuisé ». Quant à Jennifer Lawrence, elle a souffert pour une séquence de piscine où la station était soudain privée de gravité. « Les simulations étaient épatantes mais la réalité nettement moins drôle car j’ai dû passer des jours dans l’eau glacée en ne pouvant pas respirer par le nez pour que l’effet soit crédible, » dit-elle.


Une fable de science-fiction

« Jennifer Lawrence est la meilleure personne avec qui être perdu dans l’espace », conclut Chris Pratt. Il est vrai qu’avec elle ce conte bourré de péripéties ne connaît aucun temps mort. « Je le vois plus comme un thriller romantique que comme un film de science-fiction pur et dur », insiste Jennifer Lawrence. Passengers a bel et bien un côté Titanic de l’espace grâce à ce couple charismatique.