«Ballerina»: «Il n'y a pas que "Ratatouille" pour rendre hommage à Paris», estime un des réalisateurs

ANIMATION Avec « Ballerina » qui sort ce mercredi, le réalisateur de téléfilms et de séries Eric Summer choisi la France de 1879 comme toile de fond de son premier long-métrage d’animation…

Caroline Vié

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Ballerina d'Eric Summer et Eric Warrin
Ballerina d'Eric Summer et Eric Warrin — Gaumont

Si le nom d’Eric Summer n’est pas obligatoirement familier, son travail l’est sans doute à plus d’un téléspectateur. Ce réalisateur français qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis a signé bon nombre de téléfilms et d’épisodes de séries (Les Cordier, Profilage et Julie Lescault) avant de livrer le film d’animation Ballerina, coréalisé avec Eric Warin. Il a parlé de cette première expérience à 20 Minutes.

Pourquoi vous êtes-vous essayé à l’animation ?

Cela permettait plus de choses ! Bien sûr, en animation aussi, tout a un coût, mais on peut plus facilement créer des plans vertigineux. Pour moi qui suis un fan de story-board, cela semblait une évolution logique. Et puis, la danse est un sujet rarement traité par ce médium. J’ai adoré l’animation même si le processus a paru très long au réalisateur de télé que je suis.

Pourquoi avoir choisi 1879 pour l’action du film ?

Je voulais que mon héroïne soit danseuse aux tout débuts de l’Opéra de Paris et qu’on voit construire la statue de la Liberté dont on oublie souvent que c’est un cadeau de la France aux Etats-Unis. A la demande de la production, on a même rajouté la Tour Eiffel mais seulement un étage pour ne pas tomber dans le cliché !

Le film est donc Français ?

Bien qu’il ait été fabriqué au Canada, je le considère comme tel parce qu’il célèbre la France et que l’héroïne est bretonne comme moi ! Il n’y a pas que Pixar et Ratatouille pour rendre hommage à Paris. Il me semblait important de faire un film aux connotations franco-françaises auquel la danse donne une ampleur internationale.