Marion Cotillard: «Alliés est avant tout une merveilleuse histoire d'amour»

INTERVIEW Marion Cotillard raconte à « 20 Minutes » son rôle et son travail aux côtés de Brad Pitt sur « Alliés »…

Propos recueillis par Caroline Vié

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Marion Cotillard dans Alliés de Robert Zemeckis
Marion Cotillard dans Alliés de Robert Zemeckis — Daniel Smith/Paramount Pictures

Marion Cotillard donne la réplique à Brad Pitt dans Alliés de Robert Zemeckis. La comédienne oscarisée en 2008 pour La Môme d’Olivier Dahan y incarne une espionne française aux motivations troubles pendant la Seconde Guerre Mondiale.

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Après Juste la fin du monde Xavier Dolan et  Mal de pierres de Nicole Garcia, Marion Cotillard confirme cette année l’étendue de son registre en incarnant ce personnage complexe. Cette résistante confronte son époux à un terrible cas de conscience quand elle est soupçonnée d’être à la solde des Allemands. C’est avec sa gentillesse habituelle que la ravissante actrice s’est confiée à 20 Minutes.

Comment définiriez-vous « Alliés » ?

C’est avant tout une merveilleuse histoire d’amour, ainsi qu’un grand divertissement. Mais le film apporte plus que cela. Comme dans toutes les œuvres de Robert Zemeckis, l’histoire dissimule une véritable profondeur qui mène à une réflexion sur l’humain.

Votre collaboration avec Brad Pitt a-t-elle été facile ?

Comme le film est centré sur l’alchimie entre nos personnages, il fallait que nous apprenions à nous connaître en tant qu’acteur et en tant qu’êtres. Nous avons eu une vingtaine de jours de préparation et j’ai apprécié son accessibilité et sa générosité. Il est très ancré dans le monde actuel.

Qui est la femme que vous incarnez ?

C’est un personnage complexe, une grande amoureuse. J’étais heureuse de donner vie à une héroïne de ce type. J’ai eu l’occasion de le faire deux fois cette année, dans des films très différents : Alliés et Mal de pierres. C’était éprouvant émotionnellement, mais passionnant.

Où trouvez-vous l’énergie pour incarner de telles héroïnes passionnées ?

C’est une question de passion et d’organisation ! C’est formidable de faire vivre ces femmes pendant la journée et de repenser à elles le soir au coucher. Je puise mes forces dans mon existence personnelle car j’ai la chance d’être bien entourée.

Tous les films vous demandent-ils le même type de préparation ?

Je n’ai pas de méthode de travail. Je m’adapte selon les beoins de chaque rôle. Certains impliquent des recherches, d’autres sont plus instinctifs. J’ai beaucoup réfléchi à qui était cette femme espionne et mère. Je me suis amusée à lui inventer un passé. C’était très ludique.

L’Oscar pour « La Môme » vous a-t-il beaucoup apporté ?

J’en garde le souvenir d’un moment merveilleux même s’il faut reconnaître qu’en France, avoir un grand succès n’est pas toujours très bien accepté. J’ai subi des critiques disproportionnées et j’ai été victime d’une certaine malveillance. J’ai beaucoup appris de cette expérience car les choses désagréables peuvent être formatrices.

Quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Je ne suis pas du genre à revenir en arrière mais quand il arrive qu’on me montre ma filmographie à l’occasion d’une interview, je me dis que la petite fille qui rêvait d’être comédienne a parcouru un joli chemin.

Quelque chose manque-t-il à votre réussite professionnelle ?

Il y a toujours des acteurs et des réalisateurs avec qui j’aimerais travailler mais je souhaiterais surtout une belle rencontre de cinéma avec une autre actrice. J’adorerais tourner une histoire de femmes.