«Ghost in the Shell»: Scarlett Johansson? «Je m’en tiens à ma décision», persiste le réalisateur

POLEMIQUE Le choix de l’actrice pour incarner le personnage principal de ce film adapté d'un manga japonais a fait beaucoup parler… 

20 Minutes avec agences

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Scarlett Johansson
Scarlett Johansson — WENN

Le débat autour du « whitewashing » fait rage en ce moment, et ​Scarlett Johansson est l’une des dernières actrices à en avoir fait les frais. En effet, on reproche au réalisateur de Ghost in the Shell, dans lequel elle tient le rôle principal, d’avoir choisi une actrice caucasienne pour un film adapté d’un manga japonais.

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Pour Rupert Sanders, cette polémique n’a simplement pas lieu d’être. « A chaque fois que tu castes quelqu’un, il y aura toujours une personne pour critiquer. Je m’en tiens à ma décision, a-t-il confié au public lors d’un événement de présentation du trailer samedi, comme le rapporte ET Online. C’est la meilleure actrice de sa génération, et je suis flatté et honoré qu’elle soit dans le film. »

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Toute l’équipe derrière son actrice

Dans le film, Scarlett Johansson interprète le Major, un cyborg créé à partir d’un cerveau humain. Comme l’a rappelé Rupert Sanders, même les créateurs de l’anime original, dont le réalisateur Mamoru Oshiii, soutiennent « de manière véhémente » sa décision. Il a également rappelé que son actrice avait « 20 ans d’expérience », et « une esthétique punk » naturelle, ce qui en faisait la candidate parfaite pour le rôle.

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Ghost in the Shell, qui sera dévoilé au public français le 29 mars 2017, n’est toutefois pas le seul film qui soulève ces derniers temps le débat du « whitewashing ». Doctor Strange, dans lequel la Britannique Tilda Swinton interprète le personnage d’un homme asiatique dans les comics, a lui aussi été vivement critiqué.

Rupert Sanders préfère quant à lui se féliciter d’avoir un casting aussi cosmopolite dans son dernier projet. « La beauté, en castant [Scarlett Johansson], c’est que je n’avais pas besoin de recruter des gros noms à côté du sien. Je pouvais caster des gens comme Juliette Binoche, Kaori Momoi et Takeshi Kitano. C’est inhabituel pour un film à Hollywood… On m’a juste donné la liberté de faire le casting comme je le souhaitais. »