«Sing Street»: Le film qui donne envie de chanter et de danser en toute simplicité

MUSICAL Le réalisateur de «Once» signe un film rock gorgé d'énergie dans le Dublin des années 1980...

Caroline Vié

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Ben Carolan, Conor Hamilton, Ferdia Walsh-Peelo, Karl Rice, Mark McKenna dans Sing Street de John Carney
Ben Carolan, Conor Hamilton, Ferdia Walsh-Peelo, Karl Rice, Mark McKenna dans Sing Street de John Carney — Mars Films

Quel film sympathique et galvanisant ! Sing Street, c’est un concentré de bonne humeur à base de rock et de grands sentiments.

John Carney s’était déjà illustré dans le domaine du film musical avec l’oscarisé Once (2007) et New York Melody (2014). Il entraîne cette fois le spectateur dans le Dublin des années pour y suivre un jeune musicien ( Feria Walsh-Peelo) qui fonde un groupe pour séduire une belle adolescente incarnée par Lucy Boynton.

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Les années 1980 comme si on y était

« Je n’étais pas née à l’époque du film, confie Lucy Boynton à 20 Minutes mais John Carney m’a fait découvrir des chansons qui m’ont immédiatement transportée. C’est pour cela que je pense que Sing Street peut emballer toutes les générations. » Le héros et ses partenaires cherchent leur identité, passant du rock au pop à la new wave et au metal.

« Ils changent de style vestimentaire au gré de leur inspiration et c’est un peu l’histoire musicale de toute une période qui se trouve résumée en un seul groupe », explique Lucy Boynton. Avec leurs tenues loufoques, leur caméscope encombrant et leurs enregistreurs à cassettes, ces jeunes font voyager dans le temps.

A la fois joyeux et social

Pour autant, John Carney n’a pas négligé l’aspect social de son œuvre car les protagnistes doivent se battre pour faire exister leur vision. « Je montre vraiment Dublin telle que la ville était à l’époque, explique le réalisateur. Rien n’était facile quand on voulait lancer son groupe alors que tout se passait à Londres. »

Les gamins du film doivent composer avec des enseignants religieux parfois fort rigoristes et des situations familiales pas toujours évidentes. « L’histoire est joyeuse mais elle ne dissimule pas la réalité, commente Lucy Boyton. John tenait à garder une certaine forme de réalisme. »

Des acteurs au diapason

Souvent filmée caméra à l’épaule avec un minimum d’éclairage, cette chronique laisse une véritable flexibilité à ses interprètes étonnants de naturel. Parmi eux, Ferdia Walsh-Peelo, qui fait ses débuts à l’écran, est une véritable trouvaille. Il chante, joue de la guitare et dévore l’écran en grand professionnel.

Son mélange de naïveté et d’assurance fait des merveilles tandis que son personnage s’affirme en découvrant l’amour. « On aurait dit qu’il avait fréquenté des plateaux de cinéma toute sa vie », raconte Lucy Boynton. L’accord entre les deux comédiens est aussi évident que l’envie d’acquérir la bande-son en sortant de la projection.