«Trolls» réinvente l'art de jouer à la poupée dans un délire psychédélique

ANIMATION Les réalisateurs de « Trolls » font évoluer les figurines mythiques dans un grand délire coloré…

De notre envoyée spéciale à Glendale, Caroline Vié
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Les Trolls de Mike Mitchell et Walter Dohrn
Les Trolls de Mike Mitchell et Walter Dohrn — 20th Century Fox DreamWorks

On ne sait pas ce qu’ont fumé  et  , les réalisateurs des , mais une chose est sûre : cette comédie musicale animée est un pur délire psychédélique et réjouissant.


 (qui double le héros en anglais) a participé activement à l’élaboration de la bande-son de l’histoire d’une petite troll contrainte de quitter son monde joyeux et coloré pour sauver ses amis capturés par des monstres voraces.

Garder l’esprit des jouets

A l’origine, les trolls sont des  créés dans les années 1950, de petites créatures roses aux grands yeux et aux cheveux hirsutes et fluos. « Nous nous sommes dit que leur univers devait jouer sur la même gamme de couleurs et qu’on devait donc y être très heureux et constamment surexcité », confie le réalisateur Walt Dohrn à 20Minutes.


Des créatures délirantes comme un nuage en chaussettes et une espèce de girafe qui fait des crottes en forme de cupcakes sont progressivement nées de l’imagination des animateurs de . « Nous avons laissé libre cours à notre imagination pour les décors, les matières et les personnages. C’était génial car presque tout était à inventer », insiste le coréalisateur Mike Mitchell. Et les deux complices ne se sont pas privés. On a un faible pour les albums de découpages loufoques qui viennent rythmer l’action.

Tous de mèches

Un héroïne résolument optimiste (doublée par  dans la version originale et par  en français) et un compagnon grognon (   en France) font équipe et découvrent un monde dont les habitants veulent manger des trolls pour s’approprier leur joie de vivre. « On s’est bien amusé à mettre au point les deux univers, celui des trolls fêtards patentés et de leurs ennemis rébarbatifs », reconnaît Walt Dohrn.


Le plus grand plaisir - et défi - des cinéastes a été d’animer les chevelures des petites créatures sylvestres. « Les coiffures des trolls sont leur marque de fabrique, ce qui les rend immédiatement reconnaissables. Nous avons décidé de les rendre le plus mobile et protéiforme possible », insiste Mike Mitchell. Les mèches se transforment en escalier, en liane ou en… perruque chatoyante quand les gnomes sautent sur la tête d’une ogresse amoureuse pour l’aider à séduire son prince.

Une séquence aussi drôle que tirée par les cheveux à l’image de ce film totalement frappadingue.