Edward Zwick: «Tom Cruise refusait d'admettre qu'il était épuisé sur le tournage de "Jack Reacher"»

ACTION Le réalisateur de «Jack Reacher: Never go back» a raconté à «20 Minutes» comment s'est déroulé le tournage avec la star...

Caroline Vié

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Tom Cruise dans Jack Reacher Never Go Back d'Edward Zwick
Tom Cruise dans Jack Reacher Never Go Back d'Edward Zwick — Chiabella James/Paramount

Tom Cruise est toujours à la pointe de l’action dans Jack Reacher : Never go back d' Edward Zwick. L’acteur y reprend son rôle de redresseur de torts solitaire tout droit sorti de l’univers du romancier Lee Child.

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Pour cette suite au film de Christopher McQuarrie (2012), le héros vole à la rescousse d’une amie militaire injustement accusée d’espionnage (Cobie Smulders) et se voit flanqué d’une ado turbulente ( Danika Yarosh) qui prétend être sa fille.

Plus sarcastique que jamais

Edward Zwick avait déja dirigé Tom Cruise dans Le dernier samouraï (2003). C’est ce dernier qui lui a proposé le film. « Tom et moi avons mûri en treize ans car nous avons vécu des tas de choses tant professionnellement que personnellement pendant cette période, confie le réalisateur à 20 Minutes. Il a pourtant conservé son charme juvénile. »

Les rapports de Reacher avec les deux héroïnes ont beaucoup amusé le cinéaste. « Je pense avoir communiqué un peu de ma personnalité au héros, dit-il. Il a notamment hérité de mon côté sarcastique. » Le guerrier glacial qui a choisi de se couper du monde gère des relations humaines complexes en plus d’une horde de méchants.

Tom Cruise au cœur des combats

L’humour, même très noir, n’est pas d’un grand secours pour Jack Reacher quand il doit faire le coup de poing contre des hommes surentraînés. « Tom se maintient dans une forme ahurissante, reconnaît Edward Zwick et il est du genre à mettre les cascadeurs au chômage car il refuse d’être doublé. »

A 54 printemps, le comédien s’offre des scènes de combats à mains nues proprement époustouflantes. « C’est presque plus risqué que des cascades avec des véhicules car les coups doivent vraiment porter pour être crédibles. Je me suis fait de bons frissons », se souvient le réalisateur.

Action à la Nouvelle Orléans

Lors de l’une des plus belles scènes de ce thriller nerveux, Cruise se livre à une poursuite pendant une parade d’Halloween à la Nouvelle Orléans. « Nous avons été contraints de boucler une partie du quartier français pour qu’il ne soit pas envahi par les fans mais, malgré la foule à diriger, c’était quand même moins stressant que les scènes guerrières de Glory ou du Dernier samouraï. »

Le héros en découd avec un gangster féroce sur les toits de la ville. « C’était dingue, reconnaît Edward Zwick. Tom refusait catégoriquement d’admettre qu’il était épuisé. Il a fini le tournage de cette séquence à la limite de la syncope. » Le jeu en valait la chandelle pour le spectateur aussi sonné que l’acteur à la fin de la scène.

Une star impliquée

Les prises de vues en pleine nuit ont épuisé l’équipe. « Nous avions tous l’impression de nous être transformés en vampires, s’amuse le cinéaste. Cela faisait beaucoup rire Tom et sa bonne humeur a contribué à maintenir une ambiance épatante. » Ce qui n’a pas empêché le comédien d’être très impliqué aussi dans l’aspect psychologique de son rôle.

Tom Cruise dans Jack Reacher: Never go back d'Edward Zwick
Tom Cruise dans Jack Reacher: Never go back d'Edward Zwick - David James/Paramount

« Nous avons eu des discussions voire des prises de bec, reconnaît Edward Zwick, mais c’était toujours pour le bien du film. Tom n’est pas du genre à abuser de son statut de star. » Heureusement qu’il n’a pas essayé de régler ses différends avec le réalisateur à la façon, un brin brutale, de Jack Reacher.