«Voyage à travers le cinéma français»: Bertrand Tavernier partage quatre de ses films favoris

DOCUMENTAIRE En marge de son documentaire « Voyage à travers le cinéma français », Bertrand Tavernier conseille quatre films aux lecteurs de « 20 Minutes »…

Caroline Vié
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Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier
Voyage à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier — Etienne Georges/Pathé

Ne vous laissez pas intimider par sa durée de plus de trois heures ! , documentaire de   qui fut présenté à  , est si ludique et passionnant qu’on aimerait le voir durer encore plus longtemps. Le réalisateur de (2013) entraîne le spectateur, au gré de sa fantaisie, au cœur de sa propre cinéphilie.


« Je ne suis pas guide de musée, précise-t-il, mais en tant que cinéaste, je suis peut-être qualifié pour montrer l’incroyable modernité de films français singuliers. » Il prépare d’ailleurs une série de huit épisodes pour la télévision qui fera suite à ce long-métrage dont le , riche en titres rares, est déjà disponible.


Pour 20 Minutes, Bertrand Tavernier a sélectionné quatre œuvres tout public qui, selon ses termes, ne peuvent que « séduire ceux qui consentent à les regarder ».

« Casque d’or » (1952) : Une merveilleuse histoire d’amour

Simone Signoret interprète , sublime prostituée que convoitent des voyous, dans une tragédie signée Jean Becker qui a marqué l’histoire du cinéma (   vidéo).


« Je pleure à chaque fois que je vois ce film, raconte Bertrand Tavernier. Il est tellement riche en émotions ; cette formidable histoire d’amour montre les revers de la Belle époque. On y découvre la vie des pauvres et des marginaux. »

« La grande illusion » (1937) : Un grand classique plein d’espoir

Dans ,  confronte des prisonniers français qui ne songent qu’à s’évader à un officier allemand pendant la Première guerre mondiale (  ).


« C’est un film d’une beauté sidérante qui démontre que les rapports de classe peuvent être plus forts que l’inimitié entre deux peuples. La relation entre Jean Gabin, Eric von Stroheim et Pierre Fresnais fait entrevoir un espoir de paix. »

« Cet homme est dangereux » (1953) : Un film de genre bidonnant

Dans Cet homme est dangereux, Lemmy Caution alias Eddie Constantine se fait passer pour un évadé afin de traquer une bande de gangsters internationaux (René Chateau vidéo).

« Le réalisateur , qui fut le monteur d  , s’est beaucoup inspiré de lui pour ce polar aux dialogues bidonnants. C’est une vraie comédie policière extrêmement moderne et visuellement sompteuse. »


« Le garçon sauvage » (1951) : Atypique et méconnu

Dans ,  évoque l’amour d’un garçon de 12 ans pour sa maman prostituée (   vidéo).

« Le gamin est prêt à tout pour protéger sa mère incarnée par . Le scénariste Henri Jeanson y décrit le souteneur de cette dernière avec une verve vengeresse. C’est une œuvre méconnue mais profondément féministe. »