«War Dogs»: Miles Teller et Jonah Hill se livrent à une drôle de guerre

Comédie L’amusant « War Dogs » voit Miles Teller et Jonah se lancer dans un bizness un peu particulier : le trafic d’armes sur internet…

Caroline Vié
— 
Jonah Hill et Miles Teller dans War Dogs de Todd Phillips
Jonah Hill et Miles Teller dans War Dogs de Todd Phillips — Warner Bros

Comment faire fortune quand on est Américain et qu’on a 20 ans ? Miles Teller et Jonah Hill apportent leur réponse à cette question dans War Dogs de Todd Philipps.

>> A lire aussi : VIDEO. Jonah Hill s’en prend plein la tronche par la miss météo du «Grand Journal» et se vexe

Cette comédie grinçante présentée en clôture du Festival de Deauville et inspirée d’une histoire vraie montre comment deux amis d’enfance se sont enrichis en faisant du trafic d’armes sur Internet.

Un vrai « bon plan »

« J’ai entendu parler de cette histoire pour la première fois dans un article de Rolling Stone signé Guy Lawson, confie le réalisateur de la saga Very Bad Trip à 20 Minutes. J’ai été frappé par la façon dont elle illustrait de façon délirante l’esprit d’entreprise américain. »

Amis d’enfance, les vrais protagonistes David Packouz, 25 ans et Efraim Diveroli, 21 ans ont commencé leur trafic d’armes de façon tout à fait légale en répondant à des appels d’offres sur du Pentagone sur Internet avant de se laisser dépasser leur opération. « Ce qui est incroyable, mais vrai, c’est que c’était un bon plan », précise le cinéaste.

Les vrais David Packouz et Efraim Diveroli avec l'une de leurs cargaisons.
Les vrais David Packouz et Efraim Diveroli avec l'une de leurs cargaisons. - Rolling Stone

Pas un documentaire

Les prestations complémentaires de Jonah Hill, grande gueule flamboyante dans la peau d’Efraim, et de Miles Teller, plus timoré dans celle de David, font rire quand leurs personnages délaissent leurs ordinateurs pour rencontrer d’authentiques gangsters à l’étranger. « Mon film n’est pas un documentaire, insiste Phillips. Je me suis inspiré de la réalité pour insister sur l’aspect absurde des situations. Je trouve drôle de voir ces deux gamins paumés dans un monde qui les dépassent. »

L’appât du gain

Si Efraim Diveroli était encore en prison au moment du tournage suite à des opérations louches, David Packouz a pû rencontrer celui qui l’incarne, Miles Teller. « Il semblait encore sonné par son aventure, se souvient l’acteur de Whiplash de Damien Chazelle (2014). C’est un jeune gars sympa qui s’est laissé entraîner par son pote. Ils auraient pu être très riches et très heureux s’ils n’avaient pas été dévorés par l’appât du gain. » Le duo se lance dans des affaires risquées qu’il va payer cher. « Ils ont eu de la chance de ne pas se faire tuer », commente Teller.

L’économie de la guerre

A l’aide d’infographies révélatrices, Todd Phillips révèle à quel point la guerre est un business lucratif. « C’est à la fois amusant et terrifiant de voir à quel point vendre des armes peut facilement rapporter gros », soupire-t-il. War Dogs joue à fond sur cette ambiguïté en rendant ses deux héros totalement irresponsables diantrement sympathiques.