«Showgirls»: Comment Paul Verhoeven et son film sexy ont été conspués puis réhabilités

CUL-TE « Showgirls », qui fut considéré comme un épouvantable navet à sa sortie, ressort ce mercredi en salles et en vidéo après avoir été réhabilité…

Caroline Vié
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Elizabeth Berkley dans Showgirls de Paul Verhoeven
Elizabeth Berkley dans Showgirls de Paul Verhoeven — Pathé Distribution

Peu de films se sont autant fait étriller que de  . Couvert de  célébrant les pires films de l’année 1995, ces aventures d’une danseuse de Las Vegas reviennent restaurées et réhabilitées par Pathé en salles, mais aussi en vidéo Blu-Ray et DVD.


Showgirls a coûté sa carrière à son actrice principale  , 22 ans au moment du tournage, et a failli couler celle Paul Verhoeven. 20 Minutes explique pourquoi ce film maudit a été conspué puis réévalué.


Un cinéaste devenu respectable

Trois ans après le sulfureux (1992), on attendait sans doute autre chose de Verhoeven que cette histoire de jeune femme découvrant l’envers du rêve américain. Depuis, le cinéaste hollandais a réussi à renforcer son statut d’auteur avec  (1997) et, en compétition cette à Cannes.

Une héroïne, figure de la cause féministe

La malheureuse Elizabeth Berkey, vue auparavant dans la série , a été traînée dans la boue. Son personnage de femme forte confrontée à un machisme épouvantable a pourtant fini, avec le temps, par devenir une idole de la cause féministe.

Du sexe largement décomplexé

Cela scandalisait, il y a vingt ans, alors que le film paraît juste sexy aujourd’hui. La plastique sublime des actrices dont la trop rare n’est sans doute pas étranger au retour en grâce d’un film à l’érotisme assumé : Showgirls, c’est toujours hot hot hot.

Un brin de nostalgie

Ce que le public et la critique trouvaient ringard dans les années 1990 a pris un charme daté au fil du temps. Les costumes à paillettes, les chorégraphies outrancières et les maquillages façon voitures volées joue sur une  très en vogue aujourd’hui.

L’oubli de l’échec

Showgirls a été un bide ruineux. Cette production de 45 millions de dollars a rapporté moins de 28 millions à l’international, une vraie catastrophe. Ces chiffres sont oubliés après deux décennies et ont peu espérer que la ressortie sera plus fructueuse.


Des soutiens inattendus

Dans , le réalisateur français Jacques Rivette définit Showgirls comme l’un des « meilleurs films américains de ces dernières années ». Quentin Tarantino et   se sont aussi portés au secours du film qu’ils adorent.

Une pointe de snobisme

Ce brûlot n’est ni l’horrible naveton tant décrié, ni un chef-d’œuvre. Il s’agit d’une œuvre passionnante qui témoigne de son époque et qui est à redécouvrir. Comme il fut à la mode de le mépriser, il est maintenant de bon ton de l’aduler.


Pathé, DVD 16 €, Blu-Ray 20 €.