Festival de Deauville: Lucy Boynton n'est «pas faite pour jouer les demoiselles sages»

RENCONTRE La jeune actrice a conquis les Planches par sa fraîcheur et son talent dans «Sing Street», film musical réjouissant à la bande-son inoubliable…

De notre envoyée spéciale à Deauville, Caroline Vié
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Lucy Boynton dans Sing Street de John Carney
Lucy Boynton dans Sing Street de John Carney — Mars Films

Avant même le début de la projection de Sing Street (en salle le 26 octobre), Lucy Boynton avait déjà conquis la salle du Festival de Deauville en manquant de s’étaler dans l’escalier avec ses talons hauts.

De retour - en chaussures plates - pour recevoir une standing-ovation méritée à la fin de ce film coup de cœur signé John Carney, la jeune Anglaise avait les larmes aux yeux. « C’était génial comme accueil, mais j’ai dû m’expliquer avec ma styliste pour qu’elle me fournisse des escarpins avec lesquels je puisse marcher », confie-t-elle à 20 Minutes.

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Un conseil judicieux

A 22 ans, Lucy a séduit le festival par son naturel et sa simplicité, tant à la ville, devant les festivaliers, qu’à l’écran où elle incarne une ado jouant les adultes pour échapper à un passé douloureux, inspirant de belles chansons au héros du film et à son groupe pop. « Elle nourrit le rêve impossible d’être mannequin pour échapper à son milieu. »

Son rêve à elle, Lucy Boynton l’a concrétisé lorsqu’elle a joué dans Mrs Potter (2007) à l’âge de 12 ans. « Le réalisateur de ce film, Chris Noonan, m’a beaucoup appris. Il m’a surtout conseillé d’être patiente et de choisir mes rôles ce qui est difficile car il est tentant d’accepter n’importe quoi par peur de ne pas travailler. »

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Le temps des études

Epaulée par des parents attentifs, la comédienne a longtemps privilégié l’école à son métier. « Quand j’étais gamine, cela m’énervait qu’ils fassent passer mon éducation mais je leur en suis reconnaissante aujourd’hui », admet-elle. Si elle continue à poursuivre des études de psychologie, elle est maintenant prête à embrasser sa profession à plein-temps.

« Je ne pense pas en termes de carrière. Je fonctionne au coup de foudre comme cela a été le cas pour Sing Street où j’ai dû convaincre de John Carney que j’étais capable de prendre l’accent irlandais. » Certes, elle ne chante pas dans ce film musical réjouissant, mais elle a dû quand même travailler sa voix pour être crédible en Dublinoise des années 1980.

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Un avenir prometteur

Maintenant que la jolie Lucy, qui arbore des chevaux blonds pour un nouveau film, peut se consacrer à son métier d’actrice, elle garde la tête sur les épaules. « Les gens m’imaginent souvent comme une fille fragile faite pour jouer les demoiselles sages dans des films en costumes, j’espère que Sing Street me connaître sous un angle différent. »

On n’a pas fini d’entendre parler de cette actrice prometteuse, ni de Sing Street qui semble bien parti pour figurer au palmarès.