«Blood Father»: Mel Gibson fait son grand retour pour Jean-François Richet

COME-BACK L’acteur est toujours aussi impressionnant dans ce polar signé par le réalisateur de « Mesrine »…

Caroline Vié
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Mel Gibson dans Blood Father de Jean-François Richet
Mel Gibson dans Blood Father de Jean-François Richet — SND

Faut pas gonfler  à la ville comme à l’écran. Après s’être beaucoup (trop) illustré par sa  , l’ancien Mad Max revient enfin sur les plateaux pourde Jean-François Richet. Il est impossible de ne pas penser à sa véritable personnalité devant ce père alcoolique repenti aspiré dans une spirale de violence quand des trafiquants de drogue menacent sa fille chérie.


Une affaire de transmission

Présentée à Cannes en séance de Minuit, cette adaptation d’un roman de Peter Craig insiste sur le rôle de ce père aimant et brutal quand on attaque sa progéniture. « Mon film relève de la transmission, explique Jean-François Richet. La transmission de la survie, la transmission de l’émancipation, la transmission de l’amour et du sacrifice pour les siens. » Le charisme de son acteur est l’atout majeur d’un film efficace.


Convaincant et séduisant

Le réalisateur de  (2008) a su capter la rage de la star qu’on n’avait pas vue aussi en forme depuis Le complexe du castor (Jodie Foster, 2011). Canalisant l’énergie de Gibson, Richet lui permet d’apparaître à la fois tendre et violent dans une composition où l’acteur semble avoir retrouvé ses moyens. Barbu, grisonnant et séduisant, il laisse voir ses rides de sexagénaire. « J’incarne un papa de cinéma d’action en même temps qu’un personnage avide de rédemption » s’amuse l’acteur. Remis sur le droit chemin, il vient de diriger  sur un objecteur de conscience pendant la Seconde Guerre mondiale.