«Mechanic Résurrection»: L’action selon l’un de ses maîtres, Jason Statham

THRILLER L’acteur britannique reprend le rôle du « Flingueur » pour cette suite où il part au secours de Jessica Alba…

Caroline Vié

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Jason Statham dans Mechanic Résurrection de Dennis Gansel
Jason Statham dans Mechanic Résurrection de Dennis Gansel — Universum Film/Metropolitan

L’action est un métier et une passion pour Jason Statham, ancien champion de plongeon, devenu star de cinéma. Après le succès international du Flingueur de Simon West (2011), il retrouve son personnage de tueur à gages surdoué pour Mechanic Résurrection de Dennis Gansel. Il y vole au secours de Jessica Alba, sa compagne dans le film, kidnappée par des gangsters souhaitant le contraindre à se remettre au boulot. Une bonne occasion pour revenir sur la conception que l’acteur a de son métier.

L’adrénaline comme moteur

Pour Jason Statham, se faire doubler n’est une option que lorsqu’il ne peut pas faire autrement. « Le public sent quand ce n’est pas vous qui effectuez les cascades, a-t-il confié à 20 Minutes. Et puis cela m’amuse de repousser les limites même si cela doit donner des sueurs froides aux réalisateurs et aux compagnies d’assurances ! » Fidèle à lui-même, il va au charbon dans ce deuxième opus où il n’hésite pas à rester suspendu dans le vide au sommet d’un immeuble ou à sauter d’un téléphérique. « Bien sur que j’ai peur quand je tourne des scènes dangereuses, avoue-t-il, mais l’adrénaline est un bon moteur. »

Roi des franchises

L’enthousiasme de l’acteur comme sa réputation de bon camarade le rendent populaire sur les plateaux. « Je pense qu’on fait davantage appel à moi pour mon dynamisme que pour mes capacités d’acteur, reconnaît-il, mais ça me va très bien : je ne me verrai pas jouer dans un rôle dans un drame sans scène d’action. » Du Transporteurà Fast and Furious en passant parExpendables, Statham est devenu incontournable des franchises cinématographiques depuis le début des années 2000. « J’aime l’idée de retrouver équipes, partenaires et personnages. »

S’entraîner, la clef du succès

Avec son accent cockney, Statham aime à jouer de son image de mauvais garçon qui a grandi dans un quartier populaire. Cela ne l’empêche pas d’être un bosseur. « Il est impossible d’accomplir toutes ses cascades sans être entraîné, précise-t-il. Avoir pratiqué un sport de compétition m’a donné une discipline qui me sert encore aujourd’hui : je passe beaucoup de temps au gymnase. » Sa musculature et son charme canaille sont deux atouts pour le comédien. « Je n’aurais sans doute jamais d’Oscar mais je me serai bien amusé », avoue-t-il. Le spectateur aussi, en sa compagnie.