Iqbal, l'enfant qui n'avait pas peur de Michel Fuzellier et Babak Payami
Iqbal, l'enfant qui n'avait pas peur de Michel Fuzellier et Babak Payami — Eurozoom

ANIMATION

«Iqbal, l’enfant qui n’avait pas peur» de venir en aide à ceux que les adultes exploitent

Le sort d’un gamin kidnappé par un marchand de tapis remue profondément dans ce beau dessin animé…

Parler de sujets sérieux aux enfants par le biais d’un film d’animation, c’est possible ! La preuve avec Iqbal l’enfant qui n’avait pas peur de Michel Fuzellier et Babak Payami. Les aventures d’un gamin kidnappé par un fabricant de tapis sont bourrées de suspense et de fantaisie. On en ressort galvanisé !

D’après une histoire vraie

Iqbal Mashi, dont le film s’inspire librement, a réellement existé. Ce gamin pakistanais évadé d’une usine de tapis est devenu un symbole de la lutte contre l’exploitation des enfants. Il n’avait que douze ans quand il a été assassiné en 1995 mais le film, volontairement plus positif, n’évoque pas cette fin tragique. Il est d’ailleurs situé dans un pays imaginaire. « Notre but n’était pas de dénoncer telle ou telle culture, mais de raconter aux jeunes l’histoire d’un enfant prodige, un petit paysan qui dénonce les pratiques odieuses et malheureusement universelles de la société des adultes », précise Michel Fuzelier.

Quand l’animation s’engage

On prend fait et cause pour le petit héros courageux et ses camarades d’infortune. Après Miss Hokuzai et Cafard, le distributeur Eurozoom démontre une fois de plus son exigence en termes de cinéma d’animation avec cette œuvre originale à découvrir en famille. La beauté du dessin et la fluidité de l’animation servent brillamment un sujet fort. Les tapis magnifiques que réalise Iqbal d’après ses rêves, comme le message positif du film, confirment qu’on peut apprendre se distrayant et s’ériger contre l’injustice avec des images animées.