«Instinct de survie: The Shallows»: Blake Lively mise en danger par un réalisateur diabolique

SUSPENSE Une nageuse coincée sur une île parviendra-t-elle à échapper à un requin vorace ? La réponse est dans ce suspense à couper le souffle…

Caroline Vié

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Blake Lively dans Instinct de survie - The Shallows de Jaume Collet-Serra
Blake Lively dans Instinct de survie - The Shallows de Jaume Collet-Serra — Sony Pictures

L’angoisse, Jaume Collet-Serra connaît ça sur le bout des doigts. Suspense et horreur sont les deux ingrédients de prédilection du réalisateur de La maison de cire (2004), Esther (2009) et Non-Stop (2014). Après avoir filmé une demeure maudite, une enfant maléfique et un avion anxiogène, il relève un défi encore plus fou avec Instinct de survie : The Shallows où il confronte une nageuse à un grand requin blanc. 20 minutes explique quels ingrédients le cinéaste espagnol utilise pour prendre son héroïne et le spectateur dans ses rets et les retenir prisonniers.

Il définit des enjeux clairs

Le face à face entre une nageuse et un grand requin blanc semble un peu juste pour tenir le spectateur en haleine pendant toute une projection. Jaume Collet-Serra relève le défi en centrant l’action sur les deux forces en présence.

« Si on doit comparer The Shallows à un film de Steven Spielberg, il est plus proche de Duel que des Dents de la mer, précise le cinéaste. Tout est dans l’affrontement de deux êtres résolus, l’un à tuer, l’autre à vivre. »

Il fait aimer son héroïne

On se moquerait comme d’une guigne de voir l’héroïne terminer en plat du jour sans la présence deBlake Lively qui communique une énergie incroyable à son personnage. Sa force de vie est l’un des moteurs du suspense.

« J’ai tout de suite pensé à elle car je savais qu’elle serait aussi attachante que crédible. Elle avait les capacités physiques pour incarner le personnage et le courage pour supporter les défis physiques du tournage », insiste Collet-Serra.

Il fait craindre son « méchant »

On n’aimerait pas, mais alors pas du tout, être à la place de Blake Lively. Avec ses grosses dents et sa façon de surgir quand on ne l’attend pas, le requin fait vraiment très peur. Et pourtant, il est uniquement fait… d’images de synthèse.
« C’était l’un des enjeux du film et aussi une de mes grandes peurs que de diriger un monstre que je ne pouvais pas voir. Il n’y avait que l’aileron qui était réel pour certains plans », se souvient le cinéaste.

Il joue sur les contrastes

Entre l’extérieur lumineux et les fonds sous-marins, le spectateur fait vite son choix. Le milieu hostile dans lequel évolue le requin fait passer des frissons dans le dos.
« Je voulais que le public se sente constamment menacé par cet univers qu’il ne voit pas, précise Jaume Collet-Serra. Que ces profondeurs soient aussi mystérieuses que terrifiantes, ce qui renforce l’impression de fragilité de l’être humain. »