«Conjuring 2»: James Wan veut entendre ses spectateurs hurler de terreur

EPOUVANTE Le réalisateur de « Saw » se transporte dans l’Angleterre des années 1970 pour un nouveau film d’horreur inspiré d’une histoire vraie…

Caroline Vié

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Conjuring 2 de James Wan
Conjuring 2 de James Wan — Warner Bros

Depuis qu’il a signé Saw(2004), faire peur est devenu l’une des activités de prédilection de James Wan. Après la parenthèse Fast and Furious 7, il revient donc à ses premières amours en donnant une suite à Conjuring (2013). Ce deuxième volet permet de retrouver les époux Warren, véritables enquêteurs du paranormal. Le cas Enfield, l’une de leurs affaires très connue en Grande-Bretagne, devient un film d’horreur si terrifiant qu’il aurait causé la mort d’un spectateur.

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Se libérer de la réalité pour mieux terrifier

« Je me suis bien évidemment inspiré de cette histoire vraie aussi célèbre que celle d’Amityville, mais j’ai pris quelques libertés. Je n’ai pas cherché à faire un documentaire mais à terrifier les spectateurs en jonglant avec les codes du film de maison hantée. » Old Bill, spectre de vieillard acariâtre, fait partie des monstres qu’aurait vus la famille Enfield. « Ce bonhomme au fauteuil en cuir mythique est presque une institution en Angleterre. Je n’aurais pas pu m’en passer, mais j’ai rajouté des créatures issues de mon imagination. » Une nonne pas commode et un géant tout droit sorti d’un cauchemar mènent aussi la vie dure à une mère célibataire et ses enfants.

Un cauchemar urbain

La maison aux multiples recoins dans laquelle évoluent les entités a constitué un terrain de jeu parfait pour James Wan. « Elle est située dans un quartier très peuplé ce qui la rend encore plus inquiétante car le champ d’action des fantômes n’est pas limité : ils peuvent venir partout et tout le temps. » La technologie sommaire des années 1970 constitue aussi un ressort dramatique. « Les Warren, comme la famille qu’ils tentent de protéger, ne possèdent que des armes sommaires pour combattre le Mal. » Des scènes impressionnantes, où une gamine est possédée par un esprit, font penser à L’Exorciste de William Friedkin pour leur intensité. « C’est l’un de mes films favoris », reconnaît James Wan.

Info ou intox ?

Quand on lui demande s’il croit aux fantômes, James Wan demeure sur la réserve. « Je suis persuadé que des gens comme les Warren sont sincères et persuadés d’avoir assisté à des phénomènes paranormaux », assène-t-il. Prudent, il a toujours refusé de s’approcher de la poupée diabolique Annabelle, devenue la star d’un film d’horreur roi du box-office en 2014. « Je n’irais pas tenter le diable », plaisante-t-il. Sauf sur grand écran où il avoue prendre un malin plaisir à entendre le public hurler de terreur.