«Le Monde de Dory» innove sans trahir l'esprit du «Monde de Nemo»

ANIMATION Le nouveau dessin animé des studios Pixar a reçu un accueil triomphal en avant-première au Festival Annecy avant de battre des records le week-end dernier aux Etats-Unis…

Caroline Vié

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Le monde de Dory d'Andrew Stanton
Le monde de Dory d'Andrew Stanton — Walt Disney Studio/Pixar

Andrew Stanton a brillamment réussi sa suite au Monde de Nemo. Il a mis treize ans à finaliser Le Monde de Dory mais cela valait largement le coup d’attendre cette nouvelle réussite du studio  Pixar, qui vient de dépasser les 136 millions de dollars pour son premier week-end d’exploitation américaine.

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Trois ans d’écriture

Le poisson chirurgien à la mémoire qui flanche part à la recherche de ses parents dans ce deuxième volet. « J’avais l’impression de ne pas avoir traité Dory aussi bien que je l’aurais dû, explique le réalisateur à 20 Minutes. Je trouvais que je l’avais laissée en plan et j’avais envie de la mettre en valeur. » Il a fallu d’abord peaufiner l’histoire. « Nous savions que nous devions garder Marin, Nemo, et bien sûr Dory, précise la productrice Lindsey Collins. Tout le reste était à inventer. »

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Il a longtemps été question que les poissons du dentiste du premier film soient de la partie. « Nous y avons renoncé car ils faisaient trop d’ombre à Dory », explique Andrew Stanton qui a finalement décidé de se focaliser au maximum sur son héroïne.

Rester fidèles au Monde de Nemo

Le plus grand défi qu’a rencontré Andrew Stanton a été de se renouveler sans pour autant trahir l’esprit du premier film. « Nous devions trouver un binôme pour Dory et exploiter ce que nous savions déjà d’elle tout en innovant suffisamment pour ne pas décevoir les spectateurs. » Comme toujours, de nombreuses versions ont été jetées sur le papier avant que le scénario soit finalisé. « L’animation, c’est l’inverse des prises de vues réelles. On fait le montage au moment de l’écriture car cela coûte trop cher pour qu’on tourne des scènes inutiles. » Parmi les trouvailles, un poulpe grognon et un oiseau débrouillard sont fort réussis sans compter un bonus épatant après le générique de fin.

Pas de troisième volet

Andrew Stanton estime en avoir fini avec l’océan. « J’ai vu assez de poissons pour le restant de mes jours, ironise-t-il. S’il y a un troisième volet, ce n’est pas moi qui le ferai. » Il garde cependant une grande tendresse pour ses personnages subaquatiques. « Aujourd’hui, je me dis qu’ils ont trouvé la paix et ça me rend très heureux. » Le réalisateur (à qui on doit également le génial Wall-E) peut être fier de ce nouvel opus digne de l’original. Il parvient à surprendre, faire rire et émouvoir en faisant plonger le public dans le grand bleu d’un univers merveilleux.